mardi 13 février 2018

[Interviews] Mayday MC


Mayday MC a eu l'amabilité de bien vouloir répondre à quelques questions qui j'espère vous aideront à découvrir ses univers.






Depuis combien de temps écris-tu ?

J'ai toujours aimé écrire. À 10 ans déjà, je volais la machine à écrire de ma maman. À 15 ans j'ai découvert internet et commencé à publier en ligne sur des blogs.




Est-ce ton premier livre, combien en as-tu écrit ?

Ce n'est pas le premier. Il s'agit de mon 4ème roman, et parfois j'écris aussi des nouvelles.




Quels sont tes auteurs et tes genres littéraires préférés ?

Je suis très classique, peut-être un peu trop ! Ma bibliothèque alterne entre Victor Hugo et Simone de Beauvoir, et je n'ose même pas parler des auteurs anciens (coucou Sidoine Apollinaire). Ceci dit, je suis aussi très fleur bleue et ne résiste pas à une belle histoire d'amour.




As-tu d’autres projets dans l’immédiat?

Pas pour l'instant, non. Souvent, je ne les prévois pas à l'avance, ça me traverse l'esprit un peu n'importe quand.




Penses-tu/Veux-tu te faire éditer un jour ou tiens-tu à t’auto-éditer pour garder plus de libertés sur tes écrits ?

Au début, je ne jurais que par l'auto-édition. Il est tellement rare d'avoir autant de liberté, même de nos jours, que c'est tout de suite ce qui m'a plu. En revanche, j'ai quand même tenté d'envoyer l'un de mes romans en maison d'édition, et c'est un bonheur de pouvoir cumuler les deux. C'est très différent mais ça me plaît.




Où puises-tu toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?

Très souvent, de mes voyages et de mes rencontres. Ce sont aussi des thématiques qui me tiennent très à cœur. J'adore travailler sur un couple très différent de prime abord, et montrer comment leur relation peut évoluer malgré que tout les oppose.




Quand tu commences à écrire une histoire, la connais-tu en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ?

Impro totale, je l'avoue. Je n'ai jamais la moindre idée de ce que dans quoi je me lance, mais je me lance !




Combien de temps mets-tu pour écrire un livre ? Ecris-tu plusieurs heures par jour ?

Tout dépend de mon temps libre. Une nouvelle ça peut aller très vite, mais un roman... « Le garçon du quai » m'a pris 9 mois pour 200 pages, ça donne une idée. D'ailleurs ça répond en partie à la seconde question : je peux écrire 5h en une journée puis plus un mot pendant 3 mois. Je suis très aléatoire car je fonctionne à l'inspiration et ne me force jamais.




Comment procèdes-tu pour écrire un livre ?

J'écris le début sans trop réfléchir, et quand je vois que ça commence à prendre forme, je m'attelle à la couverture et à une ébauche de résumé. Ça me permet de mieux visualiser.




Où écris-tu ? As-tu besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières?

Chez moi, avec un café, dans un silence absolu ! Le moindre bruit et c'est foutu !




Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’un roman ?

Le milieu. Je doute, je me demande si finalement ce n'est pas complètement naze, s'il faut que je continue ou si je fonce dans le mur. En général, à ce moment-là j'arrête tout pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. Je me pose beaucoup trop de questions pour réussir à continuer sereinement donc ça fait une pause, généralement bénéfique.




A qui confies-tu ton manuscrit en premier ?

J'ai pris l'habitude de poster le premier jet sur internet, ça permet d'avoir des retours.





Un conseil pour quelqu’un qui décide de se lancer dans l’écriture ou l’auto-édition ?

GO GO GO ! Franchement, je pense qu'on a tou-te-s quelque chose à raconter, de quelque manière que ce soit.





Tu aimes les métissages et rencontres « exotiques ». Qu’est-ce qui te plaît tant dans ce choix ?

Oh oui ! J'adore ça ! La découverte de l'autre, le choc des cultures, les préjugés... J'adore les préjugés ! On en a tou-te-s mais personne n'ose se l'avouer, c'est fou, non ? Il faut se l'avouer, sinon on ne peut pas passer au-dessus et avancer. J'aime ces thématiques parce que je les trouve vibrantes, colorées, et finalement très sincères. C'est en acceptant l'autre tel qu'il est qu'on arrive à construire quelque chose de beau. Tout, dans notre monde actuel, est teinté de mélanges culturels, de mixité, de différences. C'est ce qui le rend profond et c'est aussi ce qui fait sa force.





Pourquoi avoir choisi d’aborder le thème de l’Islam, thème somme toute très peu creusé ?

Alors, je l'ai abordé, mais tout de même discrètement. Ça fait partie de ces sujets qui sont toujours rangés dans des cases, que l'on laisse aux politiques ou aux islamologues. Ça ne devrait pas. Peu importe que l'on soit croyant ou non, musulman ou non, pour moi ça rentrait dans ma définition de la mixité et c'est quelque chose que je voulais évoquer pour casser les clichés. Après, je pense aussi que mon environnement a beaucoup joué : je n'aurais sans doute pas abordé des thématiques si elles étaient trop loin de moi pour que je ressente le besoin de les exprimer.







Interview réalisée par Aurélie

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire