vendredi 22 septembre 2017

[Interviews] Marcus M. D.

Marcus M.D. a trente-huit ans, il habite à Paris. Il vit en couple. Il a fait des études de droit.




Marcus a eu l'amabilité de bien vouloir répondre à quelques questions qui j'espère vous aideront à découvrir son univers.
Bonjour et merci pour l’interview. Je vais tâcher d’être le plus honnête possible. Par contre, je ne suis pas sûr d’être le plus sérieux. :-)

Depuis combien de temps écris-tu ?

J’écris depuis l’adolescence. Un passe-temps qui est vite devenu une habitude puis un besoin quotidien.

Est-ce ton premier livre, combien en as-tu écrit ?

Sous ce pseudo, c’est mon premier. J’ai publié une nouvelle de 14 pages après avoir remporté un concours d’écriture, il y a un moment déjà. Sans intérêt. :-)

Quels sont tes auteurs et tes genres littéraires préférés?

J’ai souvent répondu à cette question en citant des noms d’auteurs que j’avais lus mais en fait, je réalise que je n’ai pas vraiment d’auteurs favoris. Certaines personnes vont aimer un auteur et lire toute sa bibliographie. Ce n’est pas mon cas. Je lis les histoires qui m’intéressent, c’est tout.
J’aime beaucoup la science-fiction et la fantasy mais je peux lire un polar, une romance si l’histoire m’intrigue. Je ne suis pas fermé dans un genre précis. Dans mes écrits, c’est pareil.

As-tu d’autres projets dans l’immédiat?

Je viens de terminer un Bit Lit : un MM vampire / loup garou sur fond d’enquête. Je ne pense pas avoir dépoussiéré le genre mais j’espère y avoir suffisamment mis ma patte pour qu’il plaise. C’est en relecture pour le moment. À part cela, je travaille sur une histoire SF depuis plus d’un an. Un MM aussi mais qui me demande énormément de travail. Je mise beaucoup sur celui-là car j’aimerais qu’on le perçoive comme une histoire SF avant d’être une romance MM.

Penses-tu/Veux-tu te faire éditer un jour ou tiens-tu à t’auto-éditer pour garder plus de libertés sur tes écrits ?

Je travaille avec Mix éditions qui me laisse une grande marge de manœuvre dans mon activité d’écriture, dans mes choix d’histoire et dans leur rédaction. Je ne pense pas me tourner vers l’auto édition. En revanche, je ne suis pas fermé à l’idée de bosser avec d’autre ME si mes projet ne correspondent pas aux attentes des lecteurs de Mix.

Où puises-tu toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?

Certaines de mes idées viennent du fait que j’ai longtemps été frustré de ne pas trouver de héro gay dans les livres. Le schéma type du héro viril sauvant la jeune femme en détresse a fini par me fatiguer. J’écris donc ce que j’aimerais lire. Quant à l’inspiration, ma foi…je ne sais pas. On m’a offert une pierre magique supposée m’inspirer. Ce doit être ça. :-)

Quand tu commences à écrire une histoire, la connais-tu en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ?

Absolument pas ! C’est toujours le bazar dans ma tête. J’ai souvent la trame principale et une vague idée de ce que je veux faire mais je n’ai aucun plan. L’histoire se déroule d’elle-même comme un tapis. C’est parfois un peu compliqué d’ailleurs car je me retrouve avec des incohérences monstres qu’il faut que je modifie en amont.

Combien de temps mets-tu pour écrire un livre ? Ecris-tu plusieurs heures par jour ?

Cela varie. Pour Gladiatores, j’ai mis plus de six mois mais pour mon projet SF, je crois que ça fait un an et demi que je travaille dessus. En fait, je suis incapable de rester concentré sur un seul projet. Au bout d’un moment, je me lasse de l’histoire, des personnages. Du coup, je commence autre chose et je reviens sur mon précédent travail au bout d’un moment. Ainsi,  je peux avoir plusieurs manuscrits sur le feu.

Comment procèdes-tu pour écrire un livre ?
Où écris-tu ? As-tu besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières?


J’écris dès que possible mais je n’ai pas de petites manies ou de tics d’écriture précis. Je me pose devant l’ordinateur et je pianote. Ah, si j’écoute de la musique pardon. Des bandes originales correspondant à l’univers dans lequel je me plonge. Par exemple pour le Bit lit, j’ai beaucoup écouté les BO des séries Penny Dreadfull, Dracula…

Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’un roman ?

Je pense que c’est au milieu de l’histoire, lorsque la trame bascule et que les éléments mis en place au début du livre doivent se coordonner pour donner un sens à la fin. J’avoue que c’est ce qui me pose le plus de difficulté, la cohérence. Après ce qui me donne du fil à retordre, ce sont les scènes de romance, enfin les scènes coquines. J’ai un mal fou à les écrire.

A qui confies-tu ton manuscrit en premier ?

Je paye les gens pour qu’ils lisent mes ébauches ! Non, je plaisante. Je les confie à mon entourage. Une amie essentiellement qui est très critique parfois mon conjoint mais sinon je les transmets directement à mes éditrices qui savent tout de suite ce qu’il faut retravailler, modifier, barrer, annuler…enfin tout refaire quoi.

Un conseil pour quelqu’un qui décide de se lancer dans l’écriture ou l’auto-édition ?

Persévérez. C’est le seul conseil que je puisse donner. Pour ce qui est de l’auto édition. Cet univers m’est totalement étranger. Je ne suis malheureusement d’aucune aide.

Qu’est-ce qui t’a poussé à prendre comme thème l’époque gallo-romaine ?

En fait, j’ai simplement répondu à un appel à texte proposé par Mix éditions. L’un des thème se trouvait être guerriers antiques. Je trouvais que le sujet se prêtait bien à une romance MM.

Tes deux héros ont des personnalités pour le moins atypiques dans le cadre d’une romance. Qu’est-ce qui t’a motivé dans ce choix de caractères bien trempés ?

Je pense que c’est le contexte historique qui m’a poussé à donner à Abrax et Laucos de forts caractères. À cette époque, je ne crois pas que les hommes étaient de nature douce et affectueuse. Je pense au contraire que leur éducation et les règles qui régissaient leur monde faisaient d’eux des hommes fiers, obstinés et peu enclin au romantisme. Je ne dis qu’ils ne ressentaient rien mais les sentiments devaient être relégués tout en bas de leur liste des priorités. Et puis on peut aimer sans être complètement fleur bleue, non ? Pour être tout à fait honnête, j’ai lu pas mal de romans MM ou les personnages étaient un peu trop « sentimentaux » à mon goût. Je vais sans doute me faire des ennemi(e)s mais je trouve que bon nombre de mes collègues auteures transposent un sentimentalisme et un romantisme exacerbé chez leurs personnages masculins. Je lis parfois des attitudes et des comportements trop féminins chez des hommes supposés être virils ou badass. En toute sincérité, je pense que Gladiatores n’aurait pas été écrit de la même manière si une femme avait tenu la plume et je me rends compte que je passe pour un gros misogyne…
Ce que je veux dire c’est que les femmes et les hommes n’ont pas le même rapport aux sentiments et que ça se ressent dans la façon d’appréhender une histoire d’amour.

Pourquoi ce choix (somme toute assez rare et pari osé –mais réussi dans ton livre !) d’une romance déjà posée à la base du roman ?

Pour les mêmes raisons. Je voulais m’éloigner de ce qui se fait en matière de romance MM. Je ne voulais pas que mes deux personnages se rencontrent dans l’arène, tombent amoureux et terminent leur vie dans un petit village gaulois tout mignon avec des oiseaux qui chantent. Il fallait que ce soit dur et proche de la réalité. Je sais que mon livre a perdu quelques lecteurs à cause de ça mais si j’avais abordé l’histoire différemment, cela n’aurait pas été crédible.


Interview réalisée par #Aurélie.

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