jeudi 14 septembre 2017

[Interviews] Eva Justine

Avant de devenir auteure, Eva Justine était artiste peintre. Désormais, c’est sur des pages blanches qu’elle laisse libre cours à son imagination et prend plaisir à écrire des histoires sensuelles et sensibles. Chacun de ses romans est une invitation au voyage. Mariée, elle a deux fils et vit dans le sud-ouest de la France.





Eva Justine a eu l'amabilité de bien vouloir répondre à quelques questions qui j'espère vous aideront à découvrir son univers.
​Depuis combien de temps écris-tu ?
Depuis 4 ou 5 ans.


Est-ce ton premier livre, combien en as-tu écrit ?

Non. Déjà une dizaine. Je me rends compte que je suis productive, mais je travaille beaucoup.


Quels sont tes auteurs et tes genres littéraires préférés?
Je m’attendais à cette question ^^. J’ai des goûts éclectiques dans mes lectures comme dans mes choix d’écriture. Je lis donc tous les genres littéraires sans une préférence pour un auteur ou un autre. Connu ou inconnu, le principal pour moi est d’être emportée dans son univers, tout comme j’essaie moi-même d’embarquer mes lecteurs dans un voyage différent dans chacun de mes romans. Je peux juste dire que je ne lis jamais d’autobiographie, car je n’ai pas la curiosité de connaître la vie des autres ;) et que je choisis un roman selon mon envie ou ma curiosité du moment. Puisque j’écris moins au printemps et en été, j’en profite pour rattraper le temps perdu. Je suis donc très souvent en décalage avec les sorties lol.


As-tu d’autres projets dans l’immédiat?
Oui, et pas qu’un seul lol. Ça bouillonne sans cesse dans ma tête. Mon prochain défi est d’écrire un roman avec un seul couple homme/femme (j’aime souvent écrire deux histoires d’amour en parallèle ou alors avec un seul couple gay). Ce sera donc mon prochain défi, et puisque je me suis régalée à me promener au Japon, je repartirai avec grand plaisir sous peu au pays du soleil levant. Pour ceux qui auront lu Otoko Geisha, ils auront sans doute la surprise de croiser dans une scène ou deux Mikio ou même Kimi.


Penses-tu/Veux-tu te faire éditer un jour ou tiens-tu à t’auto-éditer pour garder plus de libertés sur tes écrits ?
J’ai commencé à le faire. Par curiosité tout d’abord, puis j’ai trouvé cela intéressant à tout point de vue. Je vais donc sous peu autoéditer un second roman qui aura pour titre Unité K9. Sans doute fin Mai 


Où puises-tu toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?
Dans ma tête où c’est un beau fouillis ^^. Je suis aussi parfois juste une idée fugace. Pour te donner un exemple concret, lors d’un retour de vacances, nous traversions avec mon mari les Corbières. Alors que je regardais ce paysage rude et caillouteux et les vestiges des châteaux perchés en haut de promontoires impressionnants, je me suis mise à imaginer la difficile ascension des chevaux une fois l’hiver venu, ainsi que les difficultés au moyen-âge pour les habitants de vivre dans cette région. Mon esprit a vagabondé et je crois bien avoir commencé l’écriture du premier chapitre dès le lendemain (et pour la petite histoire, c’est le roman préféré de mon mari) Le Seigneur des Corbières est actuellement en soumission.


Quand tu commences à écrire une histoire, la connais-tu en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ?
La plupart du temps j’écris au fur et à mesure sans savoir vraiment où je vais. C’est la méthode du jardinier je crois ^^ Je sème et je vois ce qui pousse. Parfois je n’ai même pas le titre. J’écris donc toujours le 4 eme de couverture à la toute fin puisque je ne sais pas vraiment où mon imagination et mes héros iront au fil des pages. D’autres fois, j’ai les grandes lignes. Par exemple pour mon futur H/F j’ai le début et la fin, les prénoms des héros et le pays, pas si mal, hein ? ^^


Combien de temps mets-tu pour écrire un livre ? Ecris-tu plusieurs heures par jour ?
C’est variable, et je ne préfère pas calculer le nombre d’heures, sinon j’aurais peur lol. J’écris également plus en automne et en hiver. En tout cas, j’essaie de ne jamais m’arrêter au milieu d’un chapitre. Généralement, je relis le matin avec mon café, ce que j’ai écrit la veille, comme je ne suis jamais satisfaite (hélas) je prends souvent une heure pour remanier le texte. Trop pointilleuse, oui, j’assume.


Comment procèdes-tu pour écrire un livre ?
Selon le thème, je fais des recherches pour commencer, cela m’aide également à me plonger dans une certaine ambiance et atmosphère avant de poser le premier mot.


Où écris-tu ? As-tu besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières?
Dans mon salon. J’aime écrire dans le calme, donc je reste souvent très tard devant mon clavier. Plusieurs amis peuvent attester m’avoir souvent croisée aux environs de 3H du matin sur Facebook lorsque je fais mon dernier petit tour avant d’aller me coucher 


Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’un roman ?
En autoédition, assurément la mise en page ^^ Pour le reste ce n’est que du bonheur, Je fais également mes propres couvertures lorsque je m’autoédite.


A qui confies-tu ton manuscrit en premier ?
Au début c’était à mon mari, mais depuis que j’ai quelques bêtas lecteurs, il aime passer en dernier pour lire avec l’esprit tranquille, ce qui sous-entend, ne pas chercher de coquilles lol.


Un conseil pour quelqu’un qui décide de se lancer dans l’écriture ou l’auto-édition ?
Peut-être commencer par une nouvelle pour ne pas se mettre trop la pression, et ainsi tester sa capacité à aller jusqu’au bout de ses idées. Sinon, il faut foncer, se faire plaisir, et se surprendre.


Qu’est-ce qui t’a décidé à étudier dans ton roman le thème de la culture japonaise ?
Mon intérêt pour ce beau pays qui se relève toujours de toutes les difficultés. Leurs traditions et coutumes ancestrales. J’aime leur façon de penser que l’homme n’est qu’une partie de la nature, que la dominer est présomptueux, et qu’il faut se placer au même niveau qu’elle pour vivre en osmose avec elle. J’aime tellement de choses en fait que ce serait trop long à écrire. Je me contente donc de partager toutes mes émotions dans mon roman.


Comment t’est venue l’idée de la problématique de l’otoko geisha, qui est somme toute très peu connue ?
Puisque je savais que ce livre serait un M/M, mon attention a été attirée par le terme otoko geisha lors de mes recherches. J’ai ainsi découvert (tout comme je l’espère, je vous l’ai fait découvrir) qu’ils avaient existé. Leur histoire m’a immédiatement happée et mon imagination a fait le reste.


Ton livre est extrêmement empreint de la culture japonaise, notamment dans le choix des mots employés, ce qui fait à mes yeux son originalité et sa beauté. J’imagine que rendre une telle ambiance, utiliser un tel langage tout en restant compréhensive pour tous les lecteurs a dû être un défi ?
Oui, mais quel bonheur aussi ! C’était chaque jour mon petit plaisir de me plonger dans cette atmosphère si particulière (c’est bien pour cela que j’ai hâte de recommencer) et de faire découvrir à ceux qui n’auront pas eu la curiosité de lire otoko geisha, une poésie des mots différente de celle qu’ils connaissent.
Merci à toi pour ce moment de partage et merci à tous de m’avoir lue.
Eva Justine.



Interview réalisée par #Aurélie.

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