mardi 19 septembre 2017

[Interviews] Alec Ace

Alec Ace se passionne pour l’écriture depuis l’enfance. De la fantasy au roman historique en passant par la littérature pour adultes, il est un jeune auteur curieux, enthousiaste et touche-à-tout.Diplômé ès Lettres Modernes, Alec Ace se sert de sa sensibilité de lecteur averti pour créer son propre univers, en développant particulièrement la psychologie de ses personnages ainsi que la complexité de leurs sentiments.




Alec Ace a eu l'amabilité de bien vouloir répondre à quelques questions qui j'espère vous aideront à découvrir son univers.
Depuis combien de temps écris-tu ?
J’écris depuis l’enfance. Petit, mes maîtresses d’école connaissaient déjà mon goût prononcé pour l’écriture et la plupart d’entre elles m’encourageaient à les lire devant la classe. J’en garde de très bons souvenirs. Puis, tout s’est accéléré à partir du collège. Grâce à mon professeur de français en 3ème, j’ai pu développer mon style, découvrir de nouveaux genres littéraires et ça a été une révélation pour moi. Au lycée, j’ai poursuivi dans cette voie. C’est aussi là que je me suis mis à écrire de nombreuses fanfictions, dont une marquante sur Ai no Kusabi. Les retours des lecteurs ont été extrêmement positifs, et c’est véritablement à partir de là que j’ai bâti mon rêve de devenir un jour écrivain.


Est-ce ton premier livre, combien en as-tu écrit ?
Captif des sables est mon premier livre en solo. Auparavant, j’ai collaboré avec A.P Lham, Jeremy Henry et Mathias P. Sagan à l’écriture d’un recueil de nouvelles, intitulé Du temps pour Nous, qui est sorti en février 2016 et toujours disponible sur Amazon.


Quels sont tes auteurs et tes genres littéraires préférés?
En tant qu’étudiant en littérature, j’aime tellement d’auteurs qu’il serait impossible de tous les citer ici ! Mais je vais quand même en mentionner quelques-uns. Incontestablement, Edgar A. Poe en tête de liste. Le Corbeau, Le Portrait ovale et Le Chat noir ont été une grande source d’inspiration et de fascination pour moi depuis des années. J’aime les aspects sombres et angoissants qui en découlent. Dans le même esprit, il y a aussi Charles Baudelaire et ses magnifiques Fleurs du Mal. Une œuvre qui m’a bouleversé. Cet auteur de génie dépeint des sortes de tableaux dans lesquels se confrontent beauté et laideur humaine, pour finir par se confondre et je trouve ça absolument remarquable ! Une autre œuvre que j’affectionne : Dix petits nègres d’Agatha Christie. Psychologique à souhait ! Dans un autre registre, l’œuvre qui a guidé toute mon enfance : Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Et pour finir, je vais clore cette liste en mentionnant la célèbre saga Harry Potter de JK Rowling.

Vous l’aurez compris, je suis un grand fan de poésie, de roman noir et de fantasy.


As-tu d’autres projets dans l’immédiat?
Oui, j’ai des tas d’autres projets ! Je suis sous contrat avec Men Over the Rainbow pour la parution d’un roman MM historique ayant pour thème la Seconde Guerre mondiale. Par ailleurs, je travaille activement sur un autre projet (toujours du MM) avec beaucoup d’action mais je suis ralenti par la rédaction de mon mémoire. Eh oui, les études d’abord !


Penses-tu/Veux-tu te faire éditer un jour ou tiens-tu à t’auto-éditer pour garder plus de libertés sur tes écrits ?
Je vais être édité pour la première fois par Men Over the Rainbow en 2018. Ce sera une nouvelle expérience. Mais à choisir, je pense que je vais poursuivre en grande partie sur la voie de l’auto-édition, parce que je suis épris de liberté.


Où puises-tu toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?
Je compare souvent mon imagination à une source un peu folle, parce que les idées ne cessent de jaillir dans tous les sens xD L’inspiration peut venir de tout et n’importe quoi. Par exemple, je peux être en train de regarder un documentaire sur les koalas et avoir une idée de roman dans la seconde (oui oui, véridique xD). Plus sérieusement, je me ressource beaucoup dans les films d’action et les documentaires historiques. C’est une matière propice à mon processus de création.


Quand tu commences à écrire une histoire, la connais-tu en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ?
Quand je commence une histoire, disons que je connais le début, et à peu près la fin. Entre, je place quelques idées au brouillon et c’est parti ! Je ne peux pas me l’expliquer mais avant même d’avoir commencé à écrire, il y a certaines scènes du roman qui sont extrêmement claires et précises dans mon esprit, comme si je voyais une scène de film qu’il me fallait retranscrire fidèlement. Pour le reste, je pars à l’aventure et l’histoire évolue au fur et à mesure, sans suivre de plan.


Combien de temps mets-tu pour écrire un livre ? Ecris-tu plusieurs heures par jour ?
En général je mets pas mal de temps pour écrire un roman. Il m’arrive d’écrire plusieurs heures par jour, comme il m’arrive de ne pas toucher à mes cahiers pendant des semaines. Je suis un esprit libre et je n’aime pas être pressé. En gros, il faut compter entre 8 mois et 1 an. Mais rien n’est précis ni prévu à l’avance. Je peux très bien écrire un roman en 5 mois, comme mettre plus de 2 ans pour en écrire un autre. Tout dépend de mes ressentis, parce que j’écris avant tout avec mes émotions. Si je ne suis pas en condition, impossible d’écrire. Pour résumer, je suis assez imprévisible niveau timing.


Comment procèdes-tu pour écrire un livre ?
D’abord, il me faut une fiche-résumé. C’est mon point de départ. C’est là que je note le nom des personnages, leurs caractéristiques (physique, caractère etc), leurs problématiques et surtout, c’est sur cette fiche que je déroule dans les grandes lignes la trame de l’histoire. Une fois que tout est noté là-dessus, je me sens mieux. Si je ne passe pas par cette étape au préalable, j’ai peur de tout oublier par la suite. Une fois que c’est fait, je me laisse porter par l’inspiration. Je rédige tout sur papier (des feuilles illisibles xD), puis je recopie sur ordinateur, histoire de conserver mes originaux. Ensuite, c’est mon bêta-lecteur qui corrige tous mes chapitres au fur et à mesure et j’apporte les dernières corrections avant édition.


Où écris-tu ? As-tu besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières?
Je ne peux écrire que chez moi, dans mon salon, dans un silence total. Je suis un brin maniaque sur les bords, alors ma trousse ainsi que mes feuilles et mes stylos doivent être bien alignés. Je suis très carré en ce qui concerne mon poste de travail. J’ai aussi pour habitude d’écrire soit tôt le matin, soit en début d’après-midi, et dans ce cas-là, je suis accompagné d’une bonne tasse de cappuccino ;-) Ce sont mes conditions de travail idéales.


Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’un roman ?
Selon moi, la phase la plus difficile dans l’écriture d’un roman, c’est la fin. Pas nécessairement dans le processus d’écriture en lui-même, mais plutôt la phase qui précède l’édition. Les corrections sont ma bête noire ! Heureusement, je peux compter sur mon correcteur et ami qui fait des merveilles et qui m’accompagne à chaque étape. La phase de correction prend un temps fou et c’est psychologiquement usant avec la fatigue et le stress. Bref, c’est mon cauchemar xD Mais après ça, la satisfaction est d’autant plus grande quand on produit un livre qui plait aux lecteurs.


A qui confies-tu ton manuscrit en premier ?
La première personne à laquelle je confie mon manuscrit (en dehors de mon bêta-lecteur bien sûr), c’est ma grand-mère. C’est elle qui lit toutes mes histoires en premier, qui pointe du doigt ce qui, selon elle, ne va pas et qui m’encourage à aller de l’avant.


Un conseil pour quelqu’un qui décide de se lancer dans l’écriture ou l’auto-édition ?
Pour se lancer dans l’écriture, je pense qu’il faut se sentir libre de le faire. Libre d’écrire ce que l’on souhaite, sans se soucier des autres. Il faut écrire pour se faire plaisir et aimer ce que l’on fait. Ensuite, pour l’autoédition, je pense qu’il faut surtout bien se renseigner sur les aspects juridiques et administratifs avant de débuter, parce que c’est assez complexe.


Tu confrontes deux univers très différents dans ton roman. D’où t’est venue cette envie, cette idée de rapprocher ces deux cultures à travers tes héros ?
À la base, mon envie première était d’écrire une histoire de militaires américains pour le plaisir. Etant un fan d’action et de films de guerre, je voulais mettre ces aspects en avant, ne pas faire qu’une histoire à l’eau-de-rose dans laquelle tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n’est pas mon truc. Au départ, l’intrigue principale devait être centrée sur Matt et Joshua, mais je trouvais cet aspect trop « simpliste ». J’aime ce qui est complexe, sombre et je ne peux pas écrire une histoire lisse. Il faut que la psychologie soit creusée, torturée, poussée dans ses derniers retranchements, et quoi de mieux pour cela que de confronter deux cultures totalement opposées ? C’est de cette volonté de créer une situation complexe et originale qu’est venue l’idée de mettre en regard ces deux cultures, à travers les personnages de Matt et Tarek.


Qu’est-ce qui t’a fait choisir l’utilisation d’un récit à la première personne ?
Pour être honnête, je ne l’avais encore jamais fait auparavant. C’était quelque chose qui me mettait mal à l’aise et qui me posait problème. Malgré quelques essais antérieurs, je ne suis jamais parvenu à écrire une histoire à la première personne. Mais là, sans que je puisse me l’expliquer, ça s’est imposé. Je savais dès le départ que c’était de cette manière qu’il me fallait raconter cette histoire. En tant qu’auteur, on a parfois des certitudes, et celle-ci en étant une.

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