samedi 30 septembre 2017

[Acquisitions Livresques] Septembre 2017

Merci aux auteurs et maisons d'éditions pour les services presses
+ Achats
+ Cadeaux (anniversaire)
Que l'on soit vampire ou humain, le passé d'un être laisse des marques indélébiles.
Dante se souvenait de tout. La violence de l'attaque de Lucrezia. La panique ressentie quand les canines avaient effleuré sa peau et déchiré sa gorge. La douleur épouvantable qui fut la sienne ; le feu parcourant ses veines tandis qu elle s'abreuvait de son sang. Les soubresauts de son corps refusant la perte de son fluide vital. Son envie de crier, alors qu'aucun son ne pouvait franchir ses lèvres. Des larmes qui coulaient sur son visage pendant qu'elle se délectait de sa vie. Son rire dément, ses humiliations, ses tortures. Esclave, tel était son nom.
Bien des siècles plus tard, une jeune humaine,Camille, aussi torturée que lui, aussi solitaire dans son destin, croisera son chemin, bien malgré lui. Que leur réservent leurs destins ?
Une route difficile, ardue, un chemin parcouru de questions aussi fondamentales qu'existentielles...

Préfacé par Sophie Jomain

Version revisitée du roman paru aux éditions Rebelle.
Public averti


Souvenez-vous : après un passage dans une émission radiophonique, la romancière Annie Virène a fait la connaissance à Genève d’êtres hors norme. Elle s’est attachée plus que de raison au chef du clan Tarran, avant qu’il ne disparaisse mystérieusement en Sibérie. Prête à braver tous les dangers pour ses nouveaux amis, Annie accepte finalement son destin pour devenir la prophétesse du clan.
Depuis des décennies, le Prince Anton rêve d’un monde où vampires et humains vivraient côte à côte au grand jour, en toute liberté et dans le respect mutuel. Mais ce temps ne pourra voir le jour que lorsqu’un sixième membre rejoindra leur clan. Qui donc sera l’élu ?
Dans ce second tome, vous partirez avec Marc et les trois Éternels à la recherche du maillon manquant, vous plongerez au cœur des clans parisiens, vous découvrirez leurs particularités. Mais attention, tous n’ont pas intérêt à ce que l’avènement d’une nouvelle ère voie le jour. Comme nos héros, il vous faudra identifier les dangers, percer les mystères et déjouer les pièges.


Par une nuit d’horreur, le clan Kincaid a perdu ses terres et son laird, lâchement assassiné par les félons MacClaren. Des années plus tard, son fils Niall, devenu mercenaire, revient incognito au château de son enfance et sauve de la noyade Elspeth, la fille de MacClaren. Il y voit aussitôt une occasion inespérée : s’il l’épouse, il vengera les siens tout en affirmant sa légitimité sur le domaine qu’il compte bien récupérer.
Mais, contre toute attente, l’implacable guerrier est terrassé par la beauté et l’innocente sensualité de la jeune fille. Entre la revanche et l’amour, il lui reste à faire un choix cornélien…

Atlanta pourrait être une ville charmante s’il n’y avait pas la magie…

Lors d’une vague magique, les mages lancent leurs sorts, des monstres apparaissent, les armes à feu cessent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus.
Puis la technologie reprend le dessus et la vague magique se retire aussi vite qu’elle est arrivée en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux.

Kate Daniels est une mercenaire de la magie chargée de régler ces problèmes.
Mais quand son tuteur est assassiné, sa soif de justice va la mener au cœur d’une confrontation entre les Nécromanciens et les Changeformes d’Atlanta.

Les deux clans se tiennent mutuellement pour responsables d’une série de meurtres que Kate va devoir élucider.
Et même si elle a conscience que cette mission dépasse ses compétences, cela lui convient parfaitement.
Amazon

Thomas Grant est un détective privé, n'existant plus légalement aux yeux du monde, et offrant ses services sur le "Dark Web". En plus d'être intolérant et misogyne, son addiction à l'alcool et aux armes à feu font de lui un être ingérable dans chaque situation impliquant un quelconque rapport social. Sa route va croiser celle d'Opaline, jeune fille Végan, dont le frère s'est retrouvé embrigadé dans une secte intitulée "Les trentenaires". Persuadé de pouvoir sauver facilement le frère d'Opaline, Grant se lance dans une mission sauvetage sans plan et sans idée. Tout ne se passera évidemment pas comme prévu...

Que ce soit dans un bar en Thaïlande réservé aux fichés S, dans une boîte SM, dans un abattoir ou encore dans un village de chasseurs, "Friend Zone" spin-off de Néant du même auteur et OVNI de la rentrée littéraire 2017, vous mènera dans le grand n'importe quoi. A signaler également la présence du premier personnage végane de la littérature Française.

A signaler que le livre est offert gratuitement à toute personne s'appelant Opaline (mais évidemment il va falloir le prouver). De plus, le livre est réservé aux gens ouverts d'esprit. N'achetez surtout pas ce livre dans le cas contraire !

"Sur le paquet de cigarettes que j’étais en train d’ouvrir précautionneusement, on pouvait lire l’inscription « Fumer peut boucher les artères » accompagnée d’une photo représentant un pied dont la moitié semblait carbonisée. Le doigt de pied du milieu semblait presque prêt à se détacher du reste du panard.
J’étais ce doigt de pied."


Les monstres, ça n existe pas que dans la tête des enfants...

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n imagine pas à quel point elles vont changer sa vie... Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l un des plus puissants d entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott se retrouve plongé dans un terrible conflit au c ur d un univers aussi terrifiant que fascinant dont il devient l enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d Elliott va s accomplir...
Mathieu Salvia et Djet réinventent toute une mythologie de l enfance dans un récit d horreur tendre et un parcours initiatique sur le deuil et l acceptation de la peur. Une aventure touchante et fantastique servie par un graphisme très moderne aux influences plurielles (jeu vidéo, animation, comics, manga).
En bonus : les dessous de la création de l uvre, des informations additionnelles sur le background et la mythologie des Croquemitaines, des recherches graphiques et une galerie d hommages exclusifs par des grands auteurs du 9e art !
Tôka est une jeune collégienne, heureuse maîtresse d’un husky qu’elle a affectueusement nommé “Lusky”. Véritable ami fidèle, Lusky l’aide à surmonter ses peines et partage avec elle de nombreux moments de joie. Mais tout bascule le jour où Tôka se retrouve enfermée seule chez elle dans sa salle de bain. Une voix se fait alors entendre et c’est un jeune homme qui ouvre la porte pour lui venir en aide… La fillette découvre alors que son chien Lusky a la faculté de se transformer à volonté en être humain ! De nouvelles aventures commencent alors pour les deux complices, car la vie et les épreuves à surmonter se présentent

Sétsuna est un lycéen tourmenté par l'amour qu'il éprouve pour sa soeur. Quand il apprend de la bouche de deux démons qu'il est la réincarnation d'Alexiel, un ange rebelle, le choc n'en est que plus grand. Des forces célestes et démoniaques se manifestent alors pour réveiller l'âme de l'ange qui sommeille en lui.
L'agence matrimoniale Valentine est une affaire florissante. En effet, depuis des générations, tous les membres de cette famille ont un don surnaturel pour former les couples. Tous sauf Lucy, qui se retrouve pourtant propulsée à la tête de l'entreprise pour y remplacer temporairement son père. Toutefois, Lucy a le talent de retrouver les objets perdus, qu'elle visualise en touchant la main de leur propriétaire. Comme cette bague de fiançailles disparue, évoquée par un client, et qu'elle " voit " au doigt d'un squelette ! Que faire ? Prévenir la police ? Personne ne la croira. Prudente, Lucy décide de s'en remettre à son voisin et ami Sam, détective privé, pour l'aider dans cette mission qui s'annonce délicate. Mais Sam est absent et c'est son frère Sean qui l'accueille. Lorsque, pour la saluer, il lui tend la main, Lucy a une vision troublante. Car il n'est plus question d'objets égarés, non. Elle se voit avec cet inconnu, au lit, nue...

Je me présente : je suis jack.

Je rencontre dans ce magasin ces deux belles femmes enceintes jusqu’aux dents et j’espère enfin réussir à capter l’attention de l’une d’elles. Qu’elles soient bientôt mamans me convient très bien. C’est vrai, J’ai toujours rêvé en accompagner une dans cette fabuleuse aventure qu’est la maternité.

Les deux dames se rapprochent… il y en a une qui me fixe de ses yeux vifs et j’ai le cœur qui bat. Elle s’arrête devant moi et je n’ose soutenir son regard…Si elle savait à quel point j’avais hâte, hâte de rouler vers le bonheur.

Avec elle



Que sont-ils devenus ?
Retrouvez les héros de Madness, Weakness et Trouble dans une nouvelle qui mêle les deux univers, pour partager avec eux leurs vies de couple, celles de leurs familles et les problèmes qui vont avec.

« Lorsqu’elle rencontre Tristan, Ezra ne sait pas dans quoi elle s’embarque. Femme amoureuse d’aventure et indépendante, à son âge, son rêve n’est pas de tomber sur le prince charmant, encore moins de s’engager avec une mauvaise copie de ce dernier, un brin fêlé, amateur de gros calibre et tiré à quatre épingles. En effet, Tristan est Légionnaire. Il n’existe pas aux yeux de la société, n’a pas de liberté, ne peut décider de rien. Sa vie c’est le danger, l’ordre et la discipline. Pourtant, malgré les interdits et les barrières imposées par sa situation de militaire, ils vont s’aimer. Mais derrière les apparences, un code d’honneur, et un milieu très secret, la jeune femme va se rendre compte qu’il se cache toujours une part d’ombre dans le regard de ces hommes qui donnent leur vie pour la France. Cette fois-ci, ce qui se passe à la Légion, ne restera pas seulement à Légion. »

J'ai toujours cru que mon apparence me définirait aux yeux des autres, alors je me suis forgé une armure et j'ai transformé mon corps pour qu'il me représente tel que je le souhaitais. Aujourd'hui on m'appelle Caïman.


Découvrez le premier chapitre de Get High Saison 2.

Raphaëlle, surfeuse intrépide, reprend progressivement son souffle après s'être laissée emporter par la double déferlante Jean-Edern. Elle est allée loin, beaucoup trop loin dans cette relation extrême et sulfureuse.
Mais a-t-elle vraiment une idée de ce qui l'attend une fois remontée à la surface ?
Elle est amoureuse, mais parfois le choix du coeur s'oppose à celui de la raison. Va-t-elle répéter inlassablement les mêmes erreurs ou saura-t-elle modifier le cours de cette histoire ?

Le Commandeur Jewel est appelé sur une scène de crime, dans la cité de Furia, bâtie sur les ruines de l'ancienne Paris. Rien ne le prédestinait à faire cette rencontre aussi étonnante qu'inattendue, qui va le plonger au coeur d'un complot, bouleversant sa vision du monde et de lui-même.

Tu ressors d’un long cauchemar dans lequel tu t’étais volontairement endormi. Tu te retrouves de nouveau seul. Toujours cette peur dans le ventre, c’est un soir que tu entends, Venant d’un haut-parleur situé en haut de cette immense pièce, Tu ressens le moindre fragment de sa voix, Elle est là, 72 heures pour sortir, 72 heures pour comprendre la réalité du monde. Les démons ressortent, Et le meurtre lui, Se fera sans anticipation. Tuer pour survivre, survivre pour être tué.

Il était une fois, il n'y a pas si longtemps...
Une jeune fille opprimée par sa marâtre s'éprend du fiancé de sa soeur... Une belle audacieuse affronte dans son château un lord monstrueux... Une épouse disgracieuse trahie prend sa revanche et se métamorphose en une sublime beauté...
Voici cinq contes de fées classiques recréés par une auteure à la plume malicieuse et sensuelle, pour notre plus grand plaisir. Cinq histoires d'amour, folles et passionnées pour nous, les femmes d'aujourd'hui, qui sommes d'incorrigibles romantiques, toujours friandes d'aventures, de potions magiques et de princes canailles.

Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n'ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s'extraire du monde. Mais Elizabeth ne l'entend pas de cette façon. Elle sait qu'ils sont tous les deux en miettes et qu'ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes.

C'est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route.

Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues.

Un serment, un mariage arrangé, un amour inattendu.

Quand Kira croise Grayson à la banque, elle pense avoir trouvé la solution à son problème : il est visiblement à la recherche d'argent et elle est prête à partager celui dont elle héritera si elle se marie. Il ne lui reste plus qu'à faire sa proposition, un peu inhabituelle. Grayson a promis qu'il restaurerait le vignoble familial situé en Californie. Pour cela, il a besoin de fonds. Il va accepter avec réticence la proposition de Kira.

Apparemment, ils partagent bien peu de choses. Ils ont également des préjugés l'un sur l'autre.
Mais, au cours d'un été, au milieu des vignes, ils vont apprendre à se découvrir, à s'apprivoiser, à découvrir que leur rencontre va peut-être leur permettre de trouver bien plus qu'un avantage financier.

[Interviews] Angie Le Gac

Je suis née et j'ai grandi à Marseille si près de la mer. J'ai passé 35 ans à lire et à écrire bercée par le bruit des vagues. Profession : "dilettante professionnelle", je fais un peu de tout pas trop mal mais pas de quoi en faire un vrai métier car par dessus tout je suis amoureuse des mots. Plus jeune quand on me demandait ce que je voulais faire comme travail je répondais "Bernard Pivot", être payée pour lire, le bonheur !
Auteur de "Coming out" et "A.D.N", "la Panne et Autres Désagréments..." est mon troisième roman publié.





Angie Le Gac a eu l'amabilité de bien vouloir répondre à quelques questions qui j'espère vous aideront à découvrir ses univers.
Depuis combien de temps écris-tu ?
De manière épisodique depuis mes 16 ans, j'en ai 45. Mais le premier manuscrit terminé, non publié, c'était en 2000 et le premier publié a été écrit en 2006 mais il a été publié en 2014.


Est-ce ton premier livre, combien en as-tu écrit ?
J'ai publié 3 romans MM, le quatrième devrait sortir bientôt, et j'ai publié une première partie d'un drame, la suite de ce drame étant mon prochain projet en haut de la pile.


Quels sont tes auteurs et tes genres littéraires préférés?
Clairement c'est le polar, suivi par les romans contemporains (hors romance) puis le MM.
Mes auteurs préférés sont nombreux. Je vais parler hors MM, j'adore Douglas Kennedy, Stephen King, Robert Goddard, Donna Leon, Bernard Minier, Camilla Lackberg... et plein d'autres...


As-tu d’autres projets dans l’immédiat?
Oui sortir la suite de Coming-out (Close Up) et terminer la seconde partie du "Bébé d'Elena", le drame dont je parlais plus haut.


Penses-tu/Veux-tu te faire éditer un jour ou tiens-tu à t’auto-éditer pour garder plus de libertés sur tes écrits ?
En fait l'auto-édition me convient mais j'ai compris en publiant chez MOR (La Panne Et autres désagréments) l'importance du travail d'équipe. Jusque-là, je n'avais jamais travaillé avec une bêta, ni une illustratrice et je dois dire que le résultat final est bien meilleur. Comme quoi on ne peut pas tout faire seul.


Où puises-tu toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?
Des articles de journaux, des faits divers, de petits évènements qui se passent... ADN est basée sur une histoire vraie qui s'est déroulée aux USA. La panne a pris naissance un jour où internet est tombé en panne dans mon village, et j'ai imaginé la vie de Lionel.


Quand tu commences à écrire une histoire, la connais-tu en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ?
En principe, je connais le début, les grandes lignes et la fin... Mais parfois, cela change un peu en cours de route, ou comme pour ADN, une fin s'impose à moi à la toute dernière minute.


Combien de temps mets-tu pour écrire un livre ? Ecris-tu plusieurs heures par jour ?
Mes romans sont plus des novellas, je n'ai jamais dépassé les 40 000 mots mais j'écris très lentement. Par contre, j'écris d'un premier jet que je ne reprends quasiment pas. J'écris au maximum deux heures par jour, car la suite a besoin de mûrir...



Comment procèdes-tu pour écrire un livre ?
Le sujet s'impose à moi. Il tient sur un papier à cigarettes. Je crée mes fiches personnages, j'apprends à les connaitre. Ensuite j'essaie de faire un plan par chapitre, là aussi c'est assez succinct et je m'y tiens rarement. Puis, je déroule mon histoire.


Où écris-tu ? As-tu besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières?
Non, pas vraiment je peux écrire dans un café, mais la plupart du temps je suis chez moi, dans mon salon, ou dans le bureau avec une musique zen, genre le bruit de la rivière. Par contre je n'écris que sur ordinateur. Le papier me bloque, je trouve que recopier est du temps perdu et puis souvent je n'arrive même pas à me relire lol.


Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’un roman ?
Certains passages difficiles émotionnellement. Du coup je n'ai pas envie de les écrire... Sinon dans l'ensemble le plus difficile pour moi c'est de cesser de procrastiner !


A qui confies-tu ton manuscrit en premier ?
Une amie. Et là, pour le dernier, à ma bêta.


Un conseil pour quelqu’un qui décide de se lancer dans l’écriture ou l’auto-édition ?
Faire ce qu'on aime, ne pas essayer de plaire à tout prix. Il y a des modes, des recettes qui marchent mais il ne faut pas aller contre ce que l'on est et ce que l'on a envie d'écrire pour suivre la mode.


Le personnage de Lionel, dans « La Panne », est vraiment très particulier et original. Comment t’est venue l’idée de mettre en scène un tel héros ?
En me regardant dans le miroir ;) Il y a beaucoup de moi dans Lionel... Dans Elena aussi.


Est-ce que tu peux nous dire ce que tu apprécies le plus chez tes personnages ? Sur leurs relations ?
Difficile à dire... Leur cohérence peut-être. Ils sont entiers.



Interview réalisée par #Aurélie.

Scribay, qu'est-ce que c'est ?

Bonjour à tous,
 
On se retrouve pour un article détaillé sur la plateforme Scribay tout comme j'ai pu le faire pour Illuria et L'Attelage.
 
Je n'utilise personnellement pas cette plateforme mais je connais beaucoup d'auteurs qui y sont.
 
 
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1. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Je suis l’un des deux fondateurs de Scribay, avec Manuel Darcemont. Je représente Scribay auprès de ses membres comme à l’extérieur de la plateforme, tandis que Manuel est l’ingénieur du duo ! Il a conçu l’intégralité du site, des premières lignes de code jusqu’à ses développements récents.





2. Pouvez-vous présenter votre plateforme (Scribay) ? 

Scribay est une plateforme d’écriture sur laquelle vous pourrez publier vos histoires, améliorer vos écrits et échanger avec d’autres auteurs au sein d’une communauté bienveillante. C’est un espace de travail, de progression et d’apprentissage. Nous comptons désormais plus de 13 000 membres ayant publié plus de 25 000 œuvres. 





3. Comment vous est venue l'idée de cette plateforme d'écriture ? 

Nous avons eu l’idée de Scribay en nous lançant des défis littéraires, avec Manuel. C’est un exercice inspirant et un fabuleux remède contre la procrastination ! D’ailleurs nous continuons à promouvoir cette pratique pour lutter contre la page blanche et muscler son imagination.
Au début, tout le monde trouvait étrange l’idée des défis et surtout la possibilité d’en proposer et d’en relever librement. Aujourd’hui, un tiers des publications sur Scribay est composé de réponses à des défis littéraires !





4. Pourquoi avoir créé cette offre Premium ? 

Un tiers de la population aimerait écrire un roman, mais seule une petite minorité se lance avec succès dans un tel projet. Notre objectif, c’est de rendre cette activité accessible au plus grand nombre.
Et les obstacles se dressant sur la route des aspirants écrivains sont nombreux ! Le manque de formation, l’absence d’outils adaptés ou même l’impression de manquer de temps. Scribay Premium répond à ces besoins.
À nos yeux, ces difficultés sont également favorisées par l’époque. La dispersion propre à la surconsommation de contenus en ligne. Le culte du narcissisme. La soif d’immédiateté et l’impatience. Scribay Premium est aussi là pour améliorer la concentration de ses utilisateurs, les aider à se détacher des regards extérieurs et leur apprendre à travailler dans la durée.






5. Quels en sont les avantages ? 

Scribay Premium vous permet d’écrire votre premier roman à l’aide d’outils adaptés aux débutants. 
Le cœur de l’offre est le parcours narratif. C’est une méthode vous invitant à écrire votre roman un chapitre après l’autre à l’aide d’indications et de vidéos. Le parcours vous permet d’avancer à votre rythme tout en découvrant différents aspects de l’écriture d’une histoire au fil de votre voyage.
Mais cela va plus loin : nous avons conçu Scribay Premium comme un environnement complet, dont chaque aspect a été pensé pour vous aider à prendre de bonnes habitudes, vous stimuler mais aussi révéler l’écrivain qui est en vous.
Dès votre inscription, vous pouvez définir un programme d’écriture avec des objectifs quotidiens et hebdomadaires. Le but d’une telle fonctionnalité est de vous amener à construire une routine d’écriture adaptée à vos habitudes de vie.
En parallèle du parcours narratif, vous pouvez également utiliser un module d’entraînement pour auteurs. Ce système vous pousse à écrire durant de courtes séances, très intenses, afin de muscler votre imagination et votre capacité à raconter des histoires.
Nous avons aussi remis au goût du jour certaines pratiques anciennes, comme la réécriture d’histoires reconnues. Vous pouvez vous sentir sur les épaules de géants en adaptant les Trois Mousquetaires, Dracula ou même le Petit Chaperon Rouge.
Pour finir, l’éditeur de texte de Scribay s’enrichit d’un analyseur stylistique offrant un nouveau regard sur vos écrits. Cette fonctionnalité est présente durant la phase de relecture de vos textes mais elle peut également fournir des statistiques sur votre façon d’écrire. L’analyseur n’est pas là pour vous dire comment écrire, mais plutôt pour vous exposer comment vous écrivez, afin de vous aider à faire vos choix, à construire votre style.





6. Avez-vous déjà reçu des retours sur cette dernière (que ce soit la plateforme ou l'offre premium) ? 

La plateforme sociale compte désormais plus de 13 000 membres. Elle est gratuite, sans publicité, et sa communauté continue de s’étendre d’elle-même. Nous avons d’excellents retours sur les outils fournis gratuitement pour trouver l’inspiration, publier ses œuvres et échanger avec d’autres auteurs.
Nous venons de lancer Scribay Premium et les premiers retours sont positifs ! Chacune des fonctionnalités trouve sa place naturellement selon les besoins de nos clients. 





7. J'ai pu voir cette page d'aide aux jeunes auteurs (ou auteurs en devenir) afin de créer son premier récit, vous pourriez rassembler tous vos conseils et nous les donner en quelques phrases ? 

En effet, nous avons publié un article présentant une quinzaine de conseils destinés aux auteurs débutants.
Pour résumer ce billet, nous reconnaissons que l’écriture d’un roman est un travail long, complexe et demandant des efforts soutenus. Nous invitons donc les aspirants écrivains à travailler dans la durée, à faire preuve d’humilité, à avancer avec passion et à garder à
l’esprit qu’ils doivent progresser tout en apprenant à se connaître. Nous proposons également des conseils techniques et des exemples, mais le plus important réside dans l’état d’esprit des auteurs. 





8. Un dernier mot à ajouter ?

Notre mission est de révéler l’auteur en chacun de nous. Et nous devons faire cela en naviguant à contre-courant de certaines tendances actuelles. Nous l’affirmons clairement : le culte de l’immédiateté, la dispersion, la baisse de la capacité de concentration ou même l’addiction aux regards extérieurs sont des ennemis de la littérature et du roman.

L’écriture demande du temps. De la concentration. Un appétit pour la lenteur et pour l’introspection. Une volonté de progresser dans la durée. Elle demande également une bonne dose d’humilité face aux efforts à fournir pour obtenir un résultat intéressant.

Dans un premier temps, nous avons construit Scribay comme une plateforme gratuite et sans publicité, avec un niveau de distraction minimal. Un espace apaisant, reposant pour l’esprit, mais stimulant pour l’imagination. Un environnement dans lequel chacun peut prendre son temps. Le temps de créer, mais aussi le temps d’apprécier d’autres créations, d’aider d’autres auteurs et d’échanger avec eux. 

Par la suite, nous avons développé Scribay Premium avec la même philosophie. C’est un environnement dédié à une activité lente, profonde, enrichissante et destinée à enrichir l’existence de chacun. C’est une expérience totale, destinée à révéler l’écrivain qui sommeille en vous.




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J'espère que cette petite interview vous aura donné envie de vous y inscrire. Je remercie une fois encore Arnaud Lavalade pour son temps et nos échanges par mail et je leurs souhaite, à lui et à Manuel Darcemont, une bonne continuation. 
 
 
https://www.scribay.com/
 

[Interviews] Elea - Illuria



Bonjour à tous,
 
On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview et c'est à nouveau une autrice d'Illuria qui nous rejoint sur le blog.
 
 
 
 
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Bonjour Eléa et bienvenue sur Amabooksaddict
 


1. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Eléa, j’ai 26 ans et je suis normande !





2. Depuis quel âge écrivez-vous ? Qu'est -ce qui vous a poussé à écrire la première fois ?

J’ai commencé à écrire à l’âge de 9 ans pendant les vacances d’été où je m’ennuyais. Ma mère m’a acheté « Les P’tites Sorcières » (j’ai d’ailleurs gardé le magazine comme rappel) et il y a toujours un roman vendu avec celui-ci.
Après l’avoir lu, je me suis mise à l’écriture en reprenant la trame du petit roman et en le modifiant à ma sauce. C’est comme ça que j’ai commencé à écrire et que j’ai adoré ça !





3. Pourquoi publier en autoédition ?

Les maisons d’édition sont en quelque sorte ma bête noire. Non pas à cause des refus (je n’ai jamais démarché en fait) mais plus sur le fait qu’elles ont par la suite un droit sur le roman et peuvent le faire modifier si celui-ci ne leur plaît pas. Je souhaite restée maîtresse de mon histoire et de mes personnages.





4. D'où viennent vos idées pour l'écriture ?

Je m’inspire de ce qui m’entoure et de ce que j’aime, que ce soit des romans que je lis, des séries TV, des films, jeux vidéos… Certaines scènes que j’écris sont également issues de rêves que j’ai fais en étant le personnage principal, ce qui fait que les scènes sont extrêmement bien détaillées puisque j’avais vraiment le sentiment d’y être.





5. En quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre roman ?

« Les Gardiens de Lumière » est un roman de fantasy où Eléa retrouve son quotidien chamboulé le jour où elle découvre qu’il n’y a pas que des humains qui parcourent la Terre, que les monstres et Démons existent bel et bien et que la magie n’est pas si géniale que ça car avoir des pouvoirs c'est avant tout avoir d’énormes responsabilités et que tout n’est pas rose.
C’est aussi une quête où les personnages cherchent à savoir qui ils sont vraiment, qu’en pleine adolescence, ils doivent apprendre à faire confiance aux gens et que leurs actions peuvent avoir des conséquences positives comme négatives.





6. Avez-vous d'autres projets à venir ?

Oui, j’ai quelques idées de projets en parallèle des « Gardiens de Lumière » mais qui pourraient s’inscrire dans l’univers de Neacia. Mais j’en reparlerai plus le moment propice.





7. Avez-vous un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ?

Je n’ai pas vraiment de rituel en particulier, mais j’aime écrire le soir, avec une tasse de thé et de la musique de films en fond.





8. Pour finir, un dernier mot ?

J’espère que « Les Gardiens de Lumière » vous plairont !





Question bonus : En dehors de l'écriture (et sans doute la lecture), avez-vous d'autres passions ?

J’aime beaucoup regarder les séries TV et les films. Après un séjour à l’étranger, j’ai découvert une passion pour les comics (notamment les Marvel). Je trouve que c’est une véritable source d’inspiration !





 
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L'interview touche à sa fin, merci Eléa et à très vite.
 
Vous pouvez la retrouver sur Facebook, Twitter, son blog et futur blog.
 
 

vendredi 29 septembre 2017

[Chronique] La Mécanique du Chaos, Tome 1 - Tom Joad



Saga : La Mécanique du Chaos
Titre : Le Grand Partage
Tome : 1
Auteur : Tom Joad
Editions : Librinova
Genre : sorte de Thriller
Pages : 225
Sortie : 30 Décembre 2015
Prix : Numérique






SERVICE PRESSE





Résumé : « — C’est parti, dit Lana sans réfléchir. Ça va nous tomber dessus avec une puissance incroyable...
Comme pour lui donner raison, un sifflement s'éleva du côté est. D'abord lointain, timide, semblable au chuintement d'une cocotte-minute. Et puis de plus en plus impérieux. Il devint vite assourdissant, terrifiant. Le ciel et la terre s'étaient mis à gémir, à hurler de concert. Et ça continuait de croître de façon exponentielle. […] Le vent ne tournait pas, il fonçait en ligne droite comme un tsunami, et son souffle titanesque balayait tout sur son passage en une fraction de seconde...
— Seigneur ! » pensa Lana horrifiée. »
Alors que l’univers semble s’abattre sur Lana et son frère Alex, parviendront-ils à s’échapper avant qu’il ne soit trop tard ?





Avis : Pour commencer, un grand merci à Camille et Apolline de chez Librinova et Tom Joad pour la proposition et l'envoi numérique de ce roman.
Je m'excuse également pour le retard concernant ma lecture et donc de cette chronique.

Je dois dire que quand j'ai commencé ma lecture je ne savais pas du tout ou l'auteur voulait nous amener car on rentre tout de suite dans une conversation aussi surprenante qu'intéressante. C'est d'ailleurs ce que j'ai beaucoup aimé, à peine lu les premiers mots que j'étais déjà dans l'histoire.

J'ai trouvé les protagonistes tant touchants qu'attachants et très réalises, ils ont une psychologie et un caractère qui se développent au fil des pages et j'ai aimé les suivre du début à la fin.

Nous sommes totalement plongés dans l'univers grâce a une plume aussi fluide que captivante. C'est à la fois dynamique, prenant, haletant et plein de suspens et d'humour. Une idée originale dans un récit de qualité, c'est, pour moi, une lecture très agréable.

Je dois dire que j'ai hâte de découvrir les prochaines aventures de Lana et d'Alex, je suis certaine que ce sera tout aussi plaisant.

 


Note : ★★★★☆

[Chronique] J'existe - Elea Cain

J'existe - Elea Cain




Titre: J'existe
Auteure: Elea Cain
Mix Éditions 
Genre: romance M/M



SERVICE PRESSE


Résumé:


Jehan McBride a renoncé à beaucoup de ses rêves pour pouvoir adopter Jacy, le fils de son meilleur ami défunt. Le bambin demeure le seul éclat de joie dans la grisaille d'un quotidien qui persiste à l’étouffer. À chaque décision, ses conséquences. La vie s'est chargée d'enseigner cette leçon à Jehan. Prisonnier de ses peurs et bloqué dans l’illusion d’une vie parfaite aux côtés de son compagnon, il se sent comme un oiseau dans sa belle cage dorée.



Chronique d'Aurélie


Tout d’abord un grand merci à Mix Editions pour ce service presse qui fut une vraie belle découverte…

Le résumé de ce roman m’a fortement interpelée. Je ne saurais dire exactement pour quelle raison, mais je savais que cette histoire serait aussi dure que touchante. Et en effet, je n’ai pas été déçue, loin de là. Les thèmes évoqués sont difficiles, et je dois avouer en avoir été particulièrement troublée, autant parce que j’ai pu vivre certaines des choses que traverse Jehan, et parce qu’une amie très chère a également traversé pas mal de ces difficultés que doit affronter notre héros. Autant dire que j’ai vibré avec ce livre, vraiment intensément. Des fois, j’avais la sensation de me faire du mal en le lisant, mais je n’ai jamais douté que ce que cela pouvait faire vibrer en moi était porteur, peut-être même libérateur.

Parce que comme le titre l’indique, J’existe est un roman qui nous parle d’espoir. Dans l’obscurité d’une vie qui ressemble à un trou sans fin, aux côtés d’un personnage qui se sent peu à peu étouffer et mourir de l’intérieur, qui ne sait même plus pourquoi il se bat, au fond… A-t-il raison de se battre ? Contre qui, contre quoi ? Jehan est un personnage qui m’a tout de suite parlé. Au début, tout est mis en place pour qu’on ait la sensation que c’était lui qui n’allait pas, que le monde autour de lui tournait rond, que sa vie était (aurait dû être !) parfaite, et qu’il ne savait juste pas s’en contenter. Qu’il se débattait contre les ombres d’un passé révolu, et qu’il avait tort. Parce que oui, c’est ce qu’en pense son entourage. Jehan a tort de ne pas aller bien. Pour moi, ça partait très fort. Parce que cet homme qui doute, qui vacille, qui n’a plus goût à rien, je l’ai eu dans les tripes immédiatement. D’autres auraient pu imaginer qu’en effet, ses problèmes n’en étaient pas, c’est ce qu’il semble à tout le monde, au départ, mais l’on perçoit au fond que le problème de Jehan n’est pas lié seulement à la mort de ses meilleurs amis. Sa vie tout entière a été bouleversée, ce jour-là, certes. Il est devenu le père adoptif de leur fils de 6 mois, Jacy. Il a cessé activités, études, travail pour pouvoir s’occuper de Jacy. Mais son problème ne vient pas seulement de ses sacrifices. Et l’on ressent comme une vague nausée à voir son entourage le juger sans comprendre sa situation… le détruire un peu plus qu’il ne l’est, au final.

Peu à peu, on découvre que, si Jehan s’est en partie coupé les ailes pour envisager une vie telle qu’il l’imaginait parfaite pour Jacy, il est avant tout la victime d’un pervers narcissique en puissance. Un personnage qui fait froid dans le dos, et qui, personnellement, m’a bouleversée. Il est bien campé, ce personnage, terriblement bien décrit, et réaliste. Et peu à peu, alors qu’on apprend à le cerner, on comprend que Jehan souffre d’un terrible mal : il ne s’est pas tant coupé les ailes lui-même, au fond ; on les lui a brisées.

J’existe, c’est l’histoire d’une prise de conscience, lente et douloureuse, de choix difficiles à accomplir, de troubles qui émergent. Devenir agoraphobe après avoir tant traversé semble être une bien dure « punition », pour Jehan. Pourtant, je dirais qu’à mes yeux, ça a été non seulement l’élément déclencheur d’un changement de vie à envisager, mais aussi, une manière pour Jehan de se prouver qu’il existe bel et bien. Étouffer si physiquement, c’est comme un phare dans la nuit, une sonnette d’alarme qui se tire. C’est aussi s’apercevoir qu’il n’est pas tout à fait mort. Que oui, il a trop d’émotions refoulées. Trop de souffrances. Trop de peurs. De son point de vue, il est évidemment accablé par ce poids qui pèse sur lui et qu’il ne comprend pas. Un poids qui ne va pas l’aider à réapprendre à vivre pour lui-même, puisqu’à la moindre situation anxiogène (et quand on a traversé ce qu’il a traversé, elles sont nombreuses !), il perd contenance et fait une crise d’angoisse. Mais Jehan, s’il l’ignore encore, est, au fond, un battant. Un homme volontaire et courageux, même s’il se croit faible et lâche. Un homme qui a traversé l’enfer, et qui a décidé d’en sortir. De lutter pour avoir le droit de se sentir à nouveau exister.

Plus encore, Jehan est un personnage qui se remet en question. Trop, parfois, ce qui fait de lui un homme peu sûr de lui, qui a trop tendance à prendre sur lui des erreurs qui ne lui appartiennent pas. Il faut le dire, vivre avec un PN, ça a de quoi vous casser et vous détruire toute forme de self-estime. Vous donner la sensation d’être coupable. De quoi ? Eh bien, d’à peu près tout, en fait… Et c’est tout à fait la sensation que donne Jehan. Il se sent coupable. Coupable de la vie qu’il mène à présent. Coupable de la situation qui a dérapé. Coupable de la mort de ses amis. Coupable de chaque faux pas qu’il accomplit. Mais Jehan a une lumière dans sa vie, et cette lumière, c’est Jacy. Le seul être capable de faire fondre son cœur, d’abattre toutes ses protections, de lui donner envie de continuer à avancer. Parce que cet enfant au cœur pur mérite le meilleur. Même s’il n’a pas la sensation de le lui donner, pour lui, il avance. Pour lui, il est prêt à changer de vie. A renaître, même, peut-être…

Jacy, c’est vraiment un petit garçon qu’on apprécie de côtoyer et de suivre au fil des pages. Certes, il a lui aussi bien des difficultés, il a perdu ses parents, et ses traumatismes sont nombreux. Mais c’est avant tout une boule d’énergie, un condensé de sourire et de bonne humeur, une bulle d’amour qui illumine la vie de Jehan. Avec lui, tendresse et émotion ne peuvent pas ne pas être présentes. On l’aime, ce petit bout d’homme, si pur, si loyal, si simple et si complexe à la fois. Il a ses peurs d’enfant, mais aussi ses joies si innocentes, ses combats à gagner, ses questionnements… Il apporte énormément à Jehan. Et sa présence au fil de l’histoire est vite devenue indispensable, comme elle l’est dans l’existence de Jehan…

Et puis, il y a Sean. Cet homme souriant mais rempli de blessures, lui aussi, qui apparait dans sa vie et la bouleverse de fond en comble. Sean, l’irlandais un peu poète, souvent drôle, aussi. Sexy, curieux, les pieds sur terre, tellement attachant. On ne comprend pas toujours ses réactions (d’ailleurs les bonus du point de vue de Sean, à la fin, sont vraiment les bienvenus et une très bonne idée !), parfois on a aussi envie de le baffer. Parce que lui aussi est humain, et s’il cache ses propres blessures derrière son sourire, il vacille et balbutie aussi. Il doute et il a peur. Pas toujours facile de côtoyer un Jehan, en même temps, c’est sûr… Il en faut du courage et de la confiance, de la patience et de l’écoute, pour percer les barrières de notre héros et le comprendre… Mais il sait, il sent que Jehan en vaut le coup, et c’est certain que celui-ci est un homme exceptionnel… à qui il faut réapprendre à voler. Sean fait aussi des choix parfois cruels. L’un d’eux m’a donné à réfléchir, je ne l’ai pas vraiment compris, mais il a pourtant permis à Jehan de finalement prendre cet envol qu’on espérait, alors c’est pour le mieux, dirons-nous.

Il y a eu parfois des passages temporels un peu embrouillés, c’est sans doute la seule chose que j’aurais à reprocher à cette histoire. Le temps passe trop vite, les mois défilent de manière un peu chaotique, par moments. Assez illogiques parfois, comme quand Jehan affirme qu’il ne connait pas Sean depuis longtemps alors que, si j’ai bien suivi, il y a près d’un an et demi qui a passé. Et aussi, à travers cette vaste temporalité, on ne sent pas trop que Jacy grandit, alors qu’il doit se dérouler environ 2 ans/2 ans et demi au cours du roman, et que donc, s’il a 4 ans au départ, il en a presque 7 à la fin, ce qui fait un grand laps de temps pour un si petit enfant. Cette temporalité nous donne donc quelques incohérences, ceci dit on est tellement pris dans les émotions de Jehan, au fil des pages, que ça n’a pas gêné ma lecture outre mesure.

En tous les cas, j’ai réellement dévoré ce livre. Je n’ai cessé d’en parler autour de moi, d’avouer que certains passages (en fait, toute la première moitié je dirais !) m’arrachait un peu le cœur, mais je dois le dire, je me suis régalée. Et j’ai vraiment savouré cette histoire en demies teintes, dont les émotions et troubles psychiques sont vraiment très réalistes et poignants. J’en aurais presque pleuré, parfois. Le passage très violent de la crise de Gregory, qui va achever de transformer la situation, particulièrement, m’a prise aux tripes. Mais, quelque part, toutes ces émotions, toute cette souffrance qu’on vit avec Jehan au fil des pages, ont eu, d’une certaine manière, un effet libérateur. Parce qu’à avancer avec un cassé de la vie, on ose peu à peu espérer. Y croire. Vibrer à nouveau. Déployer ses ailes. Exister.




Points positifs : une écriture fluide et poignante ; des émotions très bien retranscrites ; les sujets des troubles psychiques (PN, agoraphobie, crises d’angoisse, etc) sont très bien traités ; des personnages vibrants et attachants.


Points négatifs : quelques incohérences au niveau de la temporalité.


Note: 4,7/5 

[Films] Alice de l'autre côté du miroir



Alice de l'autre côté du miroir
 
 
 
 
Titre Original : Alice Through the Looking Glass
Réalisation : James Bobin
Scénario : Linda Woolverton
Acteurs Principaux : Johnny Depp, Anne Hathaway, Mia Wasikowska, Helena Bonham Carter, Sacha Baron Cohen
Sociétés de production : Walt Disney Pictures, Tim Burton Productions, Roth Films, Team Todd
Pays d'origine : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Durée : 113 minutes (1h50)
Sortie : 2016
 
 
Suite d'Alice au pays des merveilles réalisé par Tim Burton en 2010.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Synopsis
 
Cela fait trois ans que Alice sillonne les mers en tant que capitaine du navire Wonder, le vaisseau de feu son père, le Lord Kingleigh. En 1875, après son retour d'un de ses voyages en Chine, Alice reçoit la visite d'un mystérieux papillon bleu. Elle devine tout de suite qu'il s’agit d'Absolem. Lui faisant confiance, elle le suit, et c'est grâce à lui qu'elle traverse un miroir. De l'autre côté, Absolem fait savoir à Alice que le Chapelier Fou, le grand ami de cette dernière, est en danger. Sans hésiter, Alice rejoint vite la demeure du Chapelier, qu'elle trouve mourant (souffrant de tristesse et d'anxiété en pensant que sa famille est encore vivante). D'après la Reine Blanche, Mirana, le seul moyen de le sauver est de remonter le temps. La mission d’Alice est donc de sauver le Chapelier en sauvant sa famille en essayant de ne pas se faire attraper par le Temps lui-même, qui a collaboré avec la perfide Reine Rouge, Iracebeth, la sœur de Mirana.
 
 
 
 
Avis
 
Comme d'habitude, j'ai vu le film après tout le monde mais c'est pas grave.
 
On retrouve donc les mêmes protagonistes du premier film et découvrons un petit nouveau, le Temps. Alice part donc à la recherche du Temps pour sauver le Chapelier Fou qui, il en est certain, pense que sa famille n'est pas morte et qu'elle est en danger.
Alice n'hésite pas et tente tout pour sauver son ami.
 
J'ai passé un bon moment devant ce film avec mes deux petites sœurs. J'ai adoré revoir le Chapelier Fou (et les autres personnages) tout comme j''ai trouvé l'intrigue sympa même si j'ai préféré le premier film réalisé par Tim Burton.

J'ai tout de même trouvé dommage que quasiment tous les personnages soient trop secondaires, j'aurais aimé les voir plus longtemps et qu'ils soient un peu plus en avant comme dans le premier opus mais ça ce n'est que mon avis perso.
 

Par contre, ce film-ci est beaucoup moins sombre et plus aventureux que le précédent. C'est un film prenant ou il y a pas mal de suspense et j'ai trouvé les acteurs géniaux.






Et vous, vous l'avez vu ?
Quel est votre avis sur le film ?

jeudi 28 septembre 2017

[Throwback Thursday Livresque] Artiste en scène







On se retrouve aujourd'hui pour un nouvel article concernant le rendez-vous "Throwback Thursday Livresque" de Bettie Rose Books.

Pour ceux qui ne connaissent toujours pas, voici ce qu'elle en dit : "Conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine je fixerai un thème et il faudra partager la lecture correspondante (une seule) à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont nous n’avons plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à vos lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !"

Je ne sais pas vous mais moi, j'aime beaucoup ce principe et c'est avec joie que j'ai décidé de le reprendre sur le blog!
 
 
 
 
 
Thème du jour : Artiste en scène
 
 
 
 A vrai dire, sur le coup je me suis posée la question pendant plus d'une journée puis, grande illumination, j'ai pensé à ... MON autrice favorite avec l'un de ses romans que j'aime plus que tout et MON chouchou de tous les temps : peintre sexy, colérique et casse bonbon..
 
Je parle évidemment de..
 
Muse - Aurélie Chateaux Martion
(qu'on retrouve aussi dans Le Temps des Cerises d'ailleurs)
 
C'est donc un gros plan sur l'amour de ma vie.. STYX :p
 
« Styx n’en dormait plus. Il parvenait à peine à manger, à boire, et ne s’accordait du repos que lorsque ses nerfs le lâchaient, qu’il envoyait valser à travers la chambre une de ces peintures, qu’il la détruisait avant de s’horrifier de son acte sacrilège, avoir brisé l’une des toiles de sa muse, celle qui l’obnubilait et hantait ses pensées, nuit et jour. Celle qui le nourrissait mieux que toute forme de mets terrestres. Celle qui lui donnait vie à chaque instant, qui lui insufflait le désir de se surpasser, de peindre, encore et encore, jusqu’à l’anéantissement. Jusqu’à toucher du doigt la perfection. Il avait découvert une part de Divin dans les courbes de Maël, dans sa beauté, dans sa candeur perverse, et il ne pouvait pas, ne voulait pas s’arrêter.
Peindre.
Peindre.
Peindre.
Sa muse l’appelait. Sa muse exigeait. Sa muse l’obligeait à se dépasser lui-même. Sa muse était sa Source. Celle dans laquelle il puisait son art. Celle qui le pousserait vers les sommets les plus fous. Avant de signer sa déchéance. »
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Dans un univers fantasy, « Muse » est une romance gay racontant l’histoire de Maël, adolescent déluré et de Styx, peintre névrosé... Une histoire d’amour forte, sombre et difficile, mettant en scène deux personnages à l’histoire torturée…
Cette œuvre est susceptible de choquer les âmes sensibles et ne fait en aucun cas l'apologie des violences qui y sont décrites
.
 
 
 
 
Muse est un roman en trois tomes, on y retrouve Maël et Noé de Comme une dance ainsi que d'autres protagonistes que nous retrouvons dans Kuban, Sex Friends, Deux Semaines au Paradis..
 
On y rencontre donc Styx, un peintre tourmenté par la vie et totalement névrosé. Son comportement envers Maël peut choquer mais au fil des pages/tomes nous comprenons le pourquoi du comment et personnellement j'ai eu le plus des grands de tous les coups de cœur pour ce protagoniste.
 
Que ce soit dans Muse ou dans Le Temps des Cerises, nous retrouvons avec plaisir ce peintre en exposition. Il fait un boulot remarquable et même si ses œuvres sont un peu "choquante", il a énormément de talent.
 
Tous les romans dont je parle ici sont des romances entre hommes, elles peuvent se lire indépendamment les unes des unes mais nous retrouvons toujours des protagonistes des précédents romans.
 
Personnellement, j'ai lu le tout en bêta lecture donc Kuban puis Sex Friends & Deux Semaines au Paradis, ensuite Comme une Danse, puis Muse et Le Temps des Cerises.
 
 
 
Je vous laisse mes chroniques ici même.
 
 
 
 
Dessins d'Aurélie représentant Styx à droite et Maël à gauche
 

Dessin représentant Maël réalisé par Aurélie
 
 
 

[Interviews] Audrey Alwett

Née en 1982 en banlieue parisienne, Audrey Alwett développe son goût pour l'écriture dès l'école primaire en racontant des histoires à ses petits frères. Durant ses études littéraires, elle travaille dans diverses petites maisons d'édition et pour la PQR, mais les premières publications qui lui importent seront des nouvelles qui lui permettent de remporter quelques prix.C'est grâce à Lanfeust Mag qu'elle rejoint le monde des auteurs professionnels. Elle rallie le studio Gottferdom en 2007 pour faire de l'écriture son activité à plein temps. SinBad, co-scénarisé avec Arleston et dessiné par Alary chez Soleil, sera son premier titre. Une quarantaine de livres a suivi depuis, dont la série Princesse Sara vendue à 200 000 exemplaires.En 2015, elle monte le label BAD WOLF, qui devient une collection aux éditions Actusf l'année suivante. Elle y publie son roman de fantasy Les Poisons de Katharz.   



Audrey Alwett a eu l'amabilité de bien vouloir répondre à quelques questions qui j'espère vous aideront à découvrir ses univers.


Depuis combien de temps écris-tu ?
C'est difficile de répondre à cette question. En amateur, j'ai commencé avant même de savoir écrire, je dictais mes histoires à ma cousine. J'ai publié ma première nouvelle en anthologie à vingt ans. Et en professionnelle, cela fait dix ans tout rond que je vis de ma plume.


Est-ce ton premier livre, combien en as-tu écrit ?
Les Poisons de Katharz est mon premier vrai roman, mais pas mon premier livre. En tout, j'en ai écrit un peu plus de quarante, essentiellement des BD, mais aussi des contes pour enfants.


Quels sont tes auteurs et tes genres littéraires préférés?
J'aime à peu près tous les genres, exceptés les thrillers et polars très noirs, mais je crois que c'est surtout parce que la plupart du temps ils cultivent une grande misogynie qu'ils présentent comme la norme. En tant que lectrice, ça m'agresse  vraiment.
Sinon, j'avoue que je lis beaucoup, beaucoup de fantasy. Après avoir boudé son versant français pendant une grosse décennie, j'y reviens et je m'aperçois que j'ai raté pas mal de petits chefs d'oeuvre. Du coup, c'est parfait : j'ai beaucoup à rattraper.
Pour mes auteurs préférés, mon dieu est évidemment Terry Pratchett. J'aime énormément les livres de Christelle Dabos (La Passe Miroir) et je me suis découvert une passion récemment pour Clémentine Beauvais (Les Petites reines, quel chef-d'oeuvre ! Mais Songe à la douceur est magnifique aussi) quoique ce ne soit pas du tout de la fantasy. Régulièrement, je continue de lire Marie-Aude Murail, Carole Martinez et parfois Virginie Despentes quand je me sens assez solide pour encaisser. En fantasy française, j'aime, en dehors des auteurs présents chez BAD WOLF, Paul Beorn, Olivier Gay, Jeanne A-Debats, Karim Berrouka, Chloé Chevalier...


As-tu d’autres projets dans l’immédiat ?
Je travaille actuellement sur un très gros projet, Magic Charly, que j'espère développer en transmedia (BD, roman, dessin animé). C'est très ambitieux, je n'ai jamais fait ça. Donc, je ne sais pas trop si j'arriverai à trouver preneur mais ce qui est certain, c'est que ça dévore toute mon énergie en ce moment !


Penses-tu/Veux-tu te faire éditer un jour ou tiens-tu à t’auto-éditer pour garder plus de libertés sur tes écrits ?
J'avoue que j'ai un peu délaissé l'auto-édition depuis un an. Ça m'a passionné au moment où je l'ai fait, mais je me suis rendue compte que ça dévorait une bonne partie de mon temps en écriture. J'ai donc laissé mon premier mini-roman (Ma Vie en dessin) en vente sur Amazon, mais pour le reste, j'ai basculé chez un éditeur traditionnel, ActuSF. C'est beaucoup plus confortable et moins fatiguant. On se dispute un peu sur les couvertures, mais en dehors de ça, je n'ai pas du tout perdu en liberté. Donc, tout va bien.
Par ailleurs, j'avoue que la nouvelle politique d'Amazon vis à vis des auto-édités (indifférence à peu près totale) a pesé dans la balance.


Où puises-tu toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?
Je ne vois pas du tout l'imagination comme quelque chose de mystérieux ou comme un don sacré mais plutôt comme un muscle. Partant de là, c'est un domaine dans lequel je me considère comme une bonne sportive. À force de pratiquer, les idées me viennent sans effort. En fait, on le sait bien, la difficulté n'est pas d'avoir une idée mais de savoir la choisir... entre toutes celles que nous aurons, quelle sera la bonne ? Parfois c'est un choix qui peut m'angoisser pendant des semaines.


Quand tu commences à écrire une histoire, la connais-tu en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ?
J'ai arrêté d'improviser depuis longtemps. Mes histoires sont trop foisonnantes et je n'ai pas assez de mémoire pour que ça tienne debout à l'arrivée. J'envie les collègues capables de partir en roue libre ! De mon côté, je fais plusieurs plans avant de me lancer et je les améliore sans cesse en cours de route. En fait, je crois que c'est une formation qui me vient de la BD, mais j'ai tendance à surdécouper. Je fais toujours le plan d'une scène avant de me lancer et je place en rappel les idées ou les informations que je veux faire passer. Si j'ai choisi les bonnes idées, ça ne m'empêchera pas de l'enrichir encore à l'écriture. Si ce n'est pas le cas, eh bien il faudra de toute façon recommencer.


Combien de temps mets-tu pour écrire un livre ? Ecris-tu plusieurs heures par jour ?
Ça dépend, mais pour un roman, c'est huit mois environ. J'écris le troisième actuellement et j'espérais aller plus vite, mais la mise en place de l'imaginaire me dévore un temps pas possible. J'écris environ cinq heures par jour, le reste du temps je gère les à-côté du travail d'auteur : la paperasse (qui est légion dans ce métier), les dédicaces, les interviews et tutti quanti ! Et bien sûr, il y a mon travail de directrice de collection sur Bad Wolf qui prend un certain temps.


Comment procèdes-tu pour écrire un livre ?
D'abord je note mes idées en vrac dans des cahiers (j'ai plein, trop de cahiers, c'est un vrai désordre, toutes mes histoires sont mélangées, je ne suis pas du tout organisée). Je commence à dégager des personnages, un univers, une ligne d'intrigue. J'étoffe les uns avec les autres, je « patouille », je rejette des idées, je les reprends, etc. Après je commence à écrire toujours sur cahier ou sur feuilles volantes, et je reporte sur l'ordinateur tout en affinant une première fois. Ainsi de suite, jusqu'à la fin.


Où écris-tu ? As-tu besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières?
J'écris principalement à deux endroits. Mon bureau est une petite pièce au Studio Gottferdom, un collectif d'artistes basé à Aix-en-Provence, qui est aussi le siège de Lanfeust Mag. Généralement, j'y passe toutes mes matinées et une soirée par semaine. L'après-midi, je vais souvent écrire au Coco Bohème, un charmant salon de thé, très étudiant, où j'ai mes habitudes et un arrangement avec le gérant. Ça me permet de me déconnecter de l'ordinateur et de reposer mes yeux qui sont fragilisés par trop d'années passées devant l'écran.


Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’un roman ?
Pour moi, c'est incontestablement le début. Je passe un temps fou à tout mettre en place, à jeter des tas de scènes à la poubelle pour rajouter une idée ici, en supprimer une là, affiner un personnage. C'est un boulot d'équilibriste parfaitement épuisant. Mais réussir son début, c'est capital pour avoir une suite qui tient la route. Et de fait, quand j'ai enfin fini cette étape (qui dévore environ les trois quarts du temps global que je consacre à mon livre), la suite me vient presque facilement.


A qui confies-tu ton manuscrit en premier ?
C'est souvent ma formidable collègue et bêta-lectrice Isabelle Bauthian qui en hérite en premier. On est très complémentaires en écriture toutes les deux, on est donc très bien placées l'une et l'autre pour voir nos faiblesses mutuelles. Ainsi on a pris l'habitude de se rendre ce service à tour de rôle.


Un conseil pour quelqu’un qui décide de se lancer dans l’écriture ou l’auto-édition ?
Pour l'auto-édition, je dirais qu'il faut s'armer d'une solide énergie. Pour l'écriture... pareil, en fait ! Dans un cas comme dans l'autre, je pense qu'il faut se rapprocher de collègues, de gens qui partagent la même passion, le même intérêt. C'est le seul moyen d'acquérir rapidement les connaissances qui nous manquent et de faire des progrès.


Comment est née l’idée du label BAD WOLF ?
Bad Wolf est né le jour où je me suis aperçue qu'Isabelle Bauthian (Anasterry) et Christophe Arleston (Le Souper des Maléfices) étaient en train d'écrire un roman en même temps que moi. Comme l'auto-édition avait le vent en poupe, je leur ai proposé de tenter l'aventure sous un label où chacun resterait indépendant mais où on pourrait tous s'épauler. Ça a été fascinant et on a fait de belles ventes, mais on a toujours eu pour objectif de basculer chez un éditeur traditionnel dans un deuxième temps, histoire d'être présents en librairie. Bad Wolf est ainsi devenu une collection chez ActuSF, éditeur qui avait publié ma première nouvelle quatorze ans plus tôt !


Ton univers est à la fois original et très travaillé. Comment as-tu procédé pour le créer ?
Ça m'a pris des années. Maintenant, je vais plus vite, évidemment, mais de toute façon, il n'y a pas de secret. Il faut travailler chaque détail. Toujours être vigilant sur l'équilibre, organiser les détails autour de l'idée maîtresse pour la consolider et ne pas l'affaiblir. Je les monte un peu comme des pétales autour d'un pistil. La contrepartie, c'est que j'écris assez lentement.


Tu es également l’auteure de bandes dessinées à succès. Peux-tu nous dire quels sont les points communs et les différences entre l’écriture d’une bd et celle d’un roman ?
Dans les deux cas, je dirais qu'il faut de bons personnages et une solide structure. Le fait d'avoir réalisé autant de BD, et surtout ma série Princesse Sara qui dure depuis dix tomes, m'a donné un sérieux atout en terme de structure. C'est pour ça que pour Les Poisons de Katharz, je me suis permise de partir sur une structure en spirale qui est une des plus osées (contrairement à la structure linéaire ou en Y, par exemple, qui sont plus traditionnelles). Sans la BD qui a sérieusement étoffé mes compétences à ce niveau-là, je n'aurais pas pu me le permettre.


Y aura-t-il d’autres romans dans l’univers des Terres d’Airain ?

Il y en aura au moins trois. J'ai largement commencé le second, Les Trésors de Thalass, qui parle du prix de la vie humaine et de la violence des rapports de l'argent. Le tout, toujours avec humour bien entendu et avec du beurre aussi. Beaucoup de beurre.
Mais j'avoue que j'ai dû le mettre de côté pour me consacrer au projet Magic Charly qui a pris une grande envergure. Je reprendrai Les Trésors de Thalass cet été.
 
 
 
 
Interview réalisée par #Aurélie.