jeudi 3 août 2017

[Interviews] Julien Dregor

Bonjour à tous,
 
On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview et c'est Julien Dregor qui nous rejoint sur le blog.
 
 
 
 
*****
 
 
Bonjour Julien et bienvenue sur Amabooksaddict,





1. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Julien Dregor, auteur du roman « Une filiation indésirable ». J’ai 34 ans. J’ai grandi dans la région liégeoise, en Belgique. J’ai fait des études de français et d’espagnol à Mayence, en Allemagne. Aujourd’hui, en plus d’écrire, j’enseigne le français comme langue étrangère. 





2. Depuis quel âge écrivez-vous ? Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire la première fois ?

J’écris depuis que je suis tout petit. Des poésies, des rédactions, … Au lycée, j’adorais écrire des textes et jouer au journaliste. À l’université, je me suis mis à la guitare et j’ai commencé à écrire des textes de chansons. J’aime la musique des mots. L’harmonie qui se dégage d’une phrase bien construite. J’ai longtemps eu envie d’écrire un livre, mais la quantité m’effrayait. Il a fallu que j’écrive mon mémoire de fin d’études pour comprendre que j’en étais capable. Et puis, il a fallu attendre d’avoir une idée.





3. Pourquoi publier en autoédition ? 

L'un des bêtas-lecteurs de mon roman m’a un peu découragé. Pour lui, mon roman n’était pas assez noir. Il aurait fallu décrire une réalité plus crue, dégager une ambiance plus criminelle. J’ai essayé de le modifier, j’avais quelques idées, mais plus je travaillais en ce sens, plus j’avais l’impression de dénaturer mon roman. Cela changeait toute l’atmosphère du livre, et ce n’était pas du tout ce que je voulais. Alors, j’ai arrêté. Je voulais rester fidèle à mon histoire. Mais ça m’a fait prendre conscience que mon roman serait sans doute difficile à cataloguer dans tel ou tel tiroir, et que cela diminuerait mes chances dans l’édition traditionnelle. Alors, je me suis tourné directement vers l’auto-édition. Je me suis dit que mon roman aurait ainsi plus de chances de trouver son lectorat.





4. D'où viennent vos idées pour l'écriture ? 

Je ne sais pas. Ça vient, c’est tout. C’est un thème général qui s’impose, puis l’histoire vient se greffer autour du thème. Je pars toujours d’une idée globale qui se concrétise au fur et à mesure. C’est tout d’abord un thème, puis une intrigue globale avec un début et une fin, puis des personnages, et enfin une répartition en chapitre en commençant par la fin. Dans le cas d’une histoire policière, je me dis : « À la fin du livre, mon enquêteur doit avoir appris ça, ça et ça ». Et puis, je déroule vers le début. Ainsi, j’ai une trame préliminaire. Je sais quels éléments doivent apparaître dans quels chapitres. Et puis, je commence l’écriture des chapitres. Là, je me laisse porter par les mots et les personnages. 





5. En quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre roman ? 

« Une filiation indésirable » raconte l’histoire d’un Allemand au fond du trou. Il a perdu sa femme, son emploi et, pour couronner le tout, son meilleur ami belge vient de se faire assassiner. Il se rend dans la région de Liège pour l’enterrement et va commencer à enquêter sur la mort de son ami.

L’idée m’est venue en 2014, lorsque j’essayais d’expliquer le système politique belge à des Allemands. J’avais toujours la même réponse : « C’est tordu, votre truc ». Et c’est vrai que la politique belge est tordue. C’est comme ça qu’est née l’idée de confronter un étranger à la Belgique. Une manière de dire aux Belges : « Regardez, c’est comme ça que vous êtes perçus à l’étranger ».
En plus, c’était une époque où personne ne voulait vraiment gouverner. Les gagnants des élections se désistaient les uns après les autres. Je me suis demandé pourquoi et j’ai imaginé une intrigue criminelle. 

Après coup, d’autres éléments sont venus compléter l’histoire, comme l’affaire de pédophilie qui a secoué la Belgique il y a vingt ans, ainsi que l’assassinat des dix militaires belges en 1994 qui ont marqué le début du génocide au Rwanda.
En bref, c’est un roman policier qui s’adresse à tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la Belgique.





6. Avez-vous d'autres projets à venir ? 

Oui, je travaille à un roman plus sombre et moins régional sur le thème de l’amitié franco-allemande. Deux intrigues en parallèle, une à Francfort, l’autre à Paris, qui finiront par se rejoindre. Une histoire relativement actuelle, sur fond d’extrême-droite et de terrorisme islamiste. J’espère ne pas me faire dépasser par la réalité.





7. Avez-vous un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ? 

Non. J’écris sur ma tablette dès que j’ai un peu de temps devant moi. C’est rarement chez moi, d’ailleurs. D’habitude, c’est dans le train, ou dans un café. Je n’aime pas trop les rituels. Je suis plutôt chaotique de nature.





8. Pour finir, un dernier mot ? 

Merci de vous intéresser à mon travail et merci de promouvoir l’auto-édition comme vous le faites. 




 
*****
 
L'interview touche à sa fin, merci Julien pour votre participation.

Vous pouvez retrouver l'auteur sur son Blog et Twitter ; son roman est disponible sur Amazon, Kobo et Fnac.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire