jeudi 8 juin 2017

[Interviews] Maude Perrier

Bonjour à tous,
 
On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview et c'est Maude Perrier qui nous rejoint sur le blog.
 
 
 
 
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Bonjour Maude et bienvenue sur Amabooksaddict,
 






1. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je ne maîtrise pas trop l’art du résumé mais essayons : 

J’ai 39 ans et travaille dans un cabinet d’expertise-comptable en tant qu’assistante juridique et suis la maman d’un petit garçon de 5 ans et demi.

De par mes études et mon travail, je n’ai jamais cessé d’écrire, mais ce n’est qu’en 2014, que j’ai retrouvé le chemin vers ma première passion : l’écriture de fiction.

Depuis, je n’ai pas arrêté, et sous le nom de plume Maude Perrier, j’ai écrit 9 livres, tous autoédités chez Amazon.

J’ai également participé à un appel à textes et ai eu la bonne surprise de voir ma nouvelle sélectionnée pour faire partie d’un recueil.






2. Depuis quel âge écrivez-vous ? Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire la première fois ?

J’ai commencé à écrire vers 12/13 ans je pense, des histoires courtes, puis ai poursuivi avec l’écriture d’un roman, que j’ai repris en 2014 et corrigé avant de le publier chez Amazon, sous un autre nom de plume. Ce fut l’achèvement d’une histoire, et le commencement d’une autre : celui de Maude Perrier.

L’écriture est mon moyen de communication, celui avec lequel je me sens le plus à l’aise. Pour certains c’est la parole, la peinture, la musique ou la danse,… pour moi c’est coucher des mots sur du papier.  A l’époque, je n’avais pas d’ordinateur, alors je noircissais des feuilles et des feuilles au crayon à papier. Je ne me suis jamais senti aussi bien qu’en laissant courir mon crayon sur page blanche pour donner vie à des personnages, à une histoire. Ce que j’avais en moi ressortait de cette manière.

Il n’y a que l’écriture qui m’apporte ce sentiment d’être totalement en phase avec qui je suis.






 3. Pourquoi publier en autoédition ?

J’ignorais qu’il était possible jusqu’à ce jour où sur un forum américain que je suivais, je tombe sur une rubrique « self-publishing ». De là l’idée a germé : pourquoi pas moi ? Après tout, j’avais ce roman commencé toute jeune, pourquoi ne pas commencer par lui ?

Je n’ai depuis pas quitté l’autoédition. C’est un vrai choix. Je ne démarche pas les maisons d’édition.

L’autoédition est pour moi synonyme de liberté. Je suis maîtresse de mon travail, de A à Z. Personne ne m’impose quoi que ce soit et j’apprécie cette situation. Par ailleurs cela permet d’apprendre énormément de choses et de repousser ses limites.

J’ignorais comment on faisait un site internet par exemple ou une couverture de livre, à présent, je ne dis pas que je maîtrise, mais j’en sais davantage que trois ans en arrière.

L’avantage (ou l’inconvénient, c’est selon) de l’autoédition c’est que vous êtes responsable de tout, de vos succès comme de vos échecs. Une jolie couverture ? Super, vous avez bien bossé. Un livre mal écrit, bourré de fautes ? Vous ne pouvez blâmer personne d’autre que vous-même. Elle est excellent moyen de prendre ses responsabilités, d’assumer, et de grandir.






4. D'où viennent vos idées pour l'écriture ?

Mes idées me viennent de l’actualité, du monde qui m’entoure, de ce qui m’interpelle ou me heurte. C’est aussi une expérience « physique » : je ressens l’envie de parler de quelque chose, et vois presque immédiatement quel genre d’histoire je pourrais proposer. 

Mes sujets sont souvent peu abordés par ailleurs, et je trouve ça bien. J’aime marquer un peu ma différence dans un monde qui tend à se conformer à l’extrême. 






5. En quelques mots, pouvez-vous nous présenter votre/vos roman(s) ?

Je dirais que mes romans reflètent mon évolution en tant qu’autrice.

Dans les premiers, mon écriture est plus « soft », je suis encore dans ma zone de confort.

Le choix de sa vie parle de la promotion canapé, d’une femme qui a réussi dans son travail parce qu’elle a couché avec le boss, mais ce qu’on ignore, c’est qu’elle en était vraiment amoureuse.

Dans ces rencontres-là, j’aborde le thème du complexe physique avec une femme qui a une trop grosse poitrine - pour certaines, c’est vraiment un fardeau, et je parle d’homosexualité.

La fin de l’hiver est sur le thème de l’inceste. Il met en scène une femme qui élève seule son fils. Et pour cause, le père n’est autre que son oncle.

Le prix à payer parle d’une femme qui a une double vie : elle est secrétaire médicale et escort-girl.

Au risque de tout perdre est la suite du Choix de sa vie, et parle en particulier du cancer du col de l’utérus.

Dans Les galops du cœur, mon héroïne est vétérinaire et noire : elle se heurte à un cas de maltraitance animale et est victime de racisme.

A partir de « Sans modération » qui traite de l’alcoolisme au féminin, j’ai mis un, puis deux, puis trois pieds hors de cette fameuse zone.

Une seconde chance parle de la difficulté de se réinsérer après un séjour en prison avec quelques scènes un peu crues.

Et le dernier, Une raison d’espérer traite de la violence conjugale dans un milieu aisé. Je reconnais que pour celui-ci je n’y suis pas allée avec le dos de la cuillère. Il est violent, sexuellement bien plus explicite que les autres, certains passages sont même assez atroces, et pourtant, j’ai lu des témoignages de femmes battues et je ne pense pas m’être si éloignée que ça du quotidien de certaines d’entre elles.

Coller au plus près de la réalité est ce que je m’évertue à faire, en prenant de moins en moins de gant…






6. Avez-vous d'autres projets à venir ?

Je suis en train d’écrire book 10 qui parlera de l’infidélité, mais en permettant à la maîtresse, la briseuse de couple, de s’exprimer.

Le sujet peut paraître simple comme ça mais j’ai placé la barre assez haut et me suis lancé un défi : faire autrement, quelque chose que je n’ai encore jamais fait, et qui, peut-être n’a pas été fait (ou peu, restons modeste).

Je voudrais aussi reprendre les anciens, les corriger.





7. Avez-vous un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ?

J’ai tendance à visualiser les scènes de mes livres, du coup, je tape sur mon clavier ce que je vois, entends, ressens. Je peux alors écrire n’importe où, même dans le brouhaha, même dans le train, plus rien n’existe à part ce qui se déroule sous mes yeux.





8. Pour finir, un dernier mot ?

Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’avez donnée de me présenter et de présenter mon travail. J’en profite aussi pour remercier toutes celles et ceux qui m’ont lue et me lisent encore. C’est tout simplement incroyable de publier quelque chose de voir que des gens y trouvent de l’intérêt.

Et je finirai par une jolie citation de Maya Angelou : Si tu t’efforces toujours d’être normal, tu ne sauras jamais à quel point tu peux être exceptionnel.

Dans la vie il faut essayer de faire ce qui nous plaît, même si on tombe, même si personne n’est là pour vous approuver ou vous applaudir.

J’ai mis du temps à le réaliser.  




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L'interview touche à sa fin, merci Maude pour votre participation et à très vite.

Vous pouvez retrouver l'auteure sur son BlogTwitter et Facebook ; ses romans sont disponibles sur Amazon.



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