jeudi 1 juin 2017

[Interviews] Amélie Haurhay






1. Pour commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J'ai 38 ans. Je suis chargée de veille / webmaster à Amiens, où je vis depuis plus de 10 ans. Je n'ai pas de chat, au contraire de nombreux écrivains ; mais comme beaucoup d'autres, je bois du thé !



 

2. Depuis quel âge écris-tu ? Qu'est-ce qui t'a poussé à écrire la première fois ?

La première idée d'écriture est née bien avant la première fois où je me suis mise à écrire.

Ma première idée d'histoire date de l'été 2003. J'ai noté plein d'idées dans un carnet, concernant le genre du roman, les personnages, la trame et le déroulé de l'histoire, les décors, les péripéties que vont subir les héros, j'ai même griffonné 3-4 pages. Et depuis ce carnet est resté bien au chaud dans un placard. Je l'ai ouvert une fois ou deux au cours des années suivantes, mais je pensais alors « qu'est-ce que je pourrais bien apporter à la littérature avec ma toute petite idée d'histoire ? ». Donc je ne me suis pas lancée.

Dix ans plus tard, ayant désormais des neveux pour qui je fabrique plein de choses, j'ai eu l'idée de leur écrire de petites histoires, à chaque fois adaptées à leur âge. C'est avec ces histoires pour enfants que je me suis véritablement mise à écrire. C'est dans cette dynamique qu'est arrivée, début 2015, une nouvelle idée d'histoire. Initialement prévue pour des enfants de 7-8 ans, cela a finalement abouti à l'écriture de mon premier roman adolescents : Le Mystère des Ghénas.

 

 

3. Pourquoi publier en autoédition ?

Pendant que j'écrivais Le Mystère des Ghénas, je cherchais à proposer mes manuscrits d'histoires pour enfants à des maisons d'édition. Mais attendre (sans doute indéfiniment) la réponse de plusieurs éditeurs me faisait un peu peur. Par le biais d'une amie et des réseaux sociaux, j'ai découvert l'autoédition, en laquelle j'ai vu le moyen de partir directement à la rencontre du public. Cette perspective m'a tout de suite plu et j'ai terminé l'écriture de mon premier roman en sachant que je passerai par l'autoédition.

 

 

4. D'où viennent tes idées pour l'écriture ?

C'est très varié. Ma première idée de roman est partie d'un jeu de mots dans une conversation entre amis, qui m'a fait imaginer le nom des deux personnages principaux. Mon second roman, dont je termine la première phase d'écriture, est né suite à une réflexion humoristique de mon compagnon qui déplorait, sur le ton de la plaisanterie, l'impossibilité d'une chose. J'ai imaginé un monde « différent » né de cette impossibilité, monde que j'ai commencé à remplir d'événements et de personnages.

Pour mon troisième roman, dont j'ai déjà la trame de l'histoire et les portraits des principaux personnages, l'idée est née pendant un week end à Londres. Je me laissais bercer par la ville et les habitudes londoniennes et anglaises et une histoire est née (qui finalement ne se passera pas en Angleterre, mais parlera d'une vieille dame anglaise).

Et puis il y a aussi mes lectures. Pas pour les idées d'histoires, mais pour les genres à explorer. Comme je lis quasiment de tout, j'écris des histoires de toutes sortes et de tous genres.

 



5. En quelques mots, peux-tu nous présenter ton/tes œuvre(s) ?

Le Mystère des Ghénas est un roman que j'ai écrit comme un roman adolescents/jeunes adultes, mais qui rencontre assez bien son public chez les « grands » adultes aussi ! C'est un roman sur les difficultés de communication, les préjugés et l'enfermement intellectuel, mais aussi sur la découverte et l'ouverture à l'autre. L'histoire est centrée sur la relation que construisent les deux héros, Azur et Oraé. Chacun se découvre lui-même en découvrant l'autre. J'ai construit le roman comme un conte initiatique, en y distillant un soupçon de fantastique.

 

 

6. As-tu d'autres projets à venir ?

Comme je le disais plus haut, terminer mon second roman pour le publier d'ici fin 2017. Ensuite, j'écrirai l'histoire de cette dame anglaise. Quand ce troisième roman sera terminé, je pense que je me replongerai dans mon carnet de 2003 et que je donnerai enfin vie à cette toute première idée d'histoire. Ce sera cette fois-ci un roman d'inspiration héroïc-fantasy.

 

 

7. As-tu un rituel particulier avant - pendant - après l'écriture d'un roman ?

Euh, pas vraiment en ce qui concerne le « pendant l'écriture ». Comme j'écris le plus souvent sur papier, je peux écrire n'importe où (chez moi, dans le train, chez les amis ou étant dans ma famille, dans des salles d'attente !), donc je n'ai pas de lieu fétiche ni de moment privilégié pour écrire.

Après l'écriture de mon premier roman, je me suis tout de suite mise au travail pour le second. C'est peut-être là qu'est venue une forme de rituel : puisque j'ai plusieurs idées d'histoires en tête, dès que j'ai terminé l'écriture d'un roman, j'attaque immédiatement l'histoire suivante, pour ne pas la perdre, mais aussi pour ne pas rester figée sur un style et un genre d'histoire.

 

 

8. Pour finir, un dernier mot ?

Déjà, merci Amandine de m'avoir proposé cette interview. De manière générale, merci à toi et à tous les blogueurs qui permettez aux auteurs autoédités de se faire connaître. Je voudrais aussi remercier les lecteurs qui se sont laissés convaincre par Le Mystère des Ghénas et ceux qui se laisseront tenter. Merci à vous !



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L'interview touche à sa fin, merci Amélie pour ta participation et à très vite.

Vous pouvez retrouver l'auteure sur son Blog, Twitter et Facebook. Son roman disponible sur Amazon, Fnac, Cultura et Places des Libraires.


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