dimanche 4 juin 2017

[Interviews] Aline Inacio

Bonjour à tous,
 
On se retrouve aujourd'hui pour une nouvelle interview et c'est la charmante Aline Inacio qui nous rejoint sur le blog.
 
 
 
 
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Bonjour Aline et bienvenue sur Amabooksaddict,
 
 
 
 
 
1/ Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis née le 11 novembre 1974 en région parisienne où j'ai vécu la première moitié de ma vie avant de descendre dans le sud de la France où je vis encore aujourd'hui.

Je suis titulaire d'une maîtrise de droit (et oui à mon époque c'était une maîtrise) et comme le droit mène à tout, j'ai fait autre chose. J'ai une carrière professionnelle bien remplie et diversifiée, parce que j'ai la fâcheuse habitude de me lancer régulièrement de nouveaux défis. Dès qu'un poste devient trop confortable, il faut que je me complique les choses que voulez-vous.

Au-delà, je suis passionnée de lecture depuis l'enfance et je m'essaye depuis peu à l'écriture à mes heures, même si l'envie de passer à l'acte me titillait depuis très très longtemps.

 

 

2/ Depuis quel âge écrivez-vous ? Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire la première fois ?

Tout a vraiment commencé au collège, je devais avoir treize ans. Un jour ma prof de français m'a demandé de rester alors que la cloche venait de sonner. Panique à bord. Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-qui ne va pas ? Ben rien en fait, au contraire. Cette femme m'a félicitée pour la qualité de mes dissertations et demandé si j'écrivais. Moi ? Non pourquoi ? Et bien tu devrais, parce que tu écris très bien. Ah ? Euh ok merci. Vous imaginez le tableau. Moi qui était déjà mal à l'aise devant les compliments et qui qui considérait que je n'étais jamais assez douée, j'étais super gênée. Elle a insisté alors je lui ai dit que je n'avais pas d'imagination, que je ne voyais pas sur quoi écrire. Une rédaction c'est différent, on vous donne un sujet, un point de départ. Alors elle m'a demandé ce que j'aimais lire. À cette période, j'étais dans ma phase Arsène Lupin de Maurice Leblanc. Ok alors si tu écrivais sur un vol de bijoux qui se passe au cours d'un bal masqué chez des gens riches ?

Voilà c'est comme ça que la petite flamme est née. Bon, je vous le dis tout de suite, je n'ai jamais écrit cette histoire. J'aurai bien voulu, mais les conditions n'étaient pas super super chez moi à cette époque-là. Néanmoins le rêve d'écrire un jour était né.

J'ai ensuite tenté de nouveau l'expérience à vingt ans mais là encore, entre études et vie compliquée, j'ai abandonné. Je suis passée ensuite par une période poèmes, mais que pour la famille et les amis. Puis cinq ans plus tard, j'ai servi de « nègre » à un homme qui voulait écrire l'histoire de sa vie. Il ne l'a jamais fait publier. Trop compliqué. On ne parlait pas d'auto édition.

Et puis me voilà arrivée à la fameuse crise de la quarantaine. Le moment où on fait le bilan et où on décide de changer ses priorités. J'ai décidé qu'il était temps d'arrêter de rêver et de passer à l'acte. Moins de deux ans plus tard, je publiais ma romance Kissmee en auto édition. C'était en octobre 2016.

 

 

3/ Pourquoi publier en auto édition ?

Simplicité, rapidité. Les maisons d'éditions reçoivent chaque jour des dizaines de manuscrits pour n'en retenir à l'année qu'une quantité si négligeable au regard de la masse, que je ne me faisais aucune illusion quant au résultat d'une démarche vers eux. Par ailleurs, quand les ME vous répondent, ou plutôt si elles vous répondent, le délai peut être indécent pour un auteur qui attend fébrilement, a fortiori un novice. Huit mois, un an. Je n'avais pas envie de me confronter à ça.

 

 

4/ D'où viennent vos idées pour l'écriture ?

De tout ce qui m'entoure, ce que je vois, ce que j'entends, ce que je lis. Un film, une série, un roman, une musique, un mot ou une phrase saisie dans la rue, un inconnu croisé dans un bus, un groupe d'adolescents qui chahutent. Tout est capté, stocké quelque part dans mon cerveau et lorsque je décide de mettre l'interrupteur imagination sur ON, tout se mélange comme dans un shaker pour en extraire une substantifique moelle qui sera à l'origine d'une histoire. Souvent c'est par un personnage que cela commence. Pour Kissmee c'était Antonia.

 

 

5/ En quelques mots pouvez-vous présenter votre roman ?

Kissmee est une romance dite pour adultes parce qu'il y a des scènes érotiques, mais l'érotisme n'est  pas une fin en soi. D'ailleurs, elles ne figuraient pas dans ma maquette. Les scènes en question se sont justes présentées à moi comme une évidence. Je me suis laissée porter par les personnages. 

Dans cette romance, j'aborde plusieurs sujets. L'amour bien entendu mais aussi la famille, l'amitié, l'homosexualité, le poids du passé. Ce sont les émotions, les questionnements, les joies, les peines, les craintes, les désirs de trois personnages que j'ai voulu privilégier. Le récit concentré sur une dizaine de jours, alterne ainsi les angles de vue.

L'intrigue  :

À quinze ans, Maxence Dardennes mène une vie bien remplie entre sa jument, sa chienne, ses amis, le rugby, la musique et les études. Quant à son père Thomas Dardennes, beau quarantenaire fraîchement fiancé à une superbe femme de trente-deux ans, il jongle entre sa vie de famille, l'éducation de son fils et la gestion du haras familial.

Si tout semble parfait en apparence, la réalité cache cependant quelques zones d'ombres et bien malgré elle, Antonia, une auteure de polars à succès de quarante et un ans plutôt solitaire, va contribuer à les révéler, en débarquant un 10 juillet dans leur village de carte postale.
Face à des questionnements et des émotions qui vont parfois les dépasser, ils vont tous les trois voir voler en éclats certaines de leurs certitudes.

Quelle option vont-ils alors choisir ? La fuite ? L'acceptation ? Le renoncement ? Et est-ce vraiment aussi simple quand le regard des autres ou certains fantômes du passé pèsent sur vos épaules ? Entre le corps, le cœur et la raison, que vont-ils laisser parler ?



 

6/ Avez-vous d'autres projets à venir ?

J'en étais à un peu plus de la moitié de mon roman Kissmee qu'un personnage féminin est né dans les méandres de mon esprit. Alors depuis, il a fait son petit bonhomme de chemin et une nouvelle histoire est en train de prendre forme.

Il devrait à nouveau s’agir d'une romance dans laquelle on retrouvera probablement encore de la sensualité. Le sexe fait partie de la vie. Si les personnages décident de se rapprocher (et oui se sont eux qui me diront) m'arrêter aux bisous bisous, je crois que je ne saurai pas faire. Mais on verra bien.

Contrairement à Kissmee, ce prochain livre s'annonce plus percutant au regard du profil de mon personnage féminin principal. Une femme d'action donc un roman d'action. Mais il faudra attendre encore un peu pour le voir se concrétiser. Objectif, le sortir d'ici la fin de l'année.

Je tiens d'ailleurs à remercier l'auteure S. N. Lemoing, qui m'a offert un sérieux coup de booster. Sans elle je pense que je n'aurais pas rallumé l'interrupteur. Elle est la première à m'avoir lue et à avoir chroniqué Kissmee. Ces mots encourageants m'ont fait beaucoup de bien à un moment où je commençais à désespérer. C'est ça aussi la beauté de twitter et du milieu de l'auto édition. On découvre des gens intéressants, prompts à partager leur expérience et à donner des conseils. Ce fut le cas avec Sandra.



 

7/ Avez-vous un rituel particulier avant, pendant, après l'écriture d'un roman ?

J'aime beaucoup la musique mais curieusement je n'en écoute pas tant que ça. Pourtant en période d'écriture, c'est différent. Non pas que j'écoute de la musique en écrivant parce que lorsque j'écris je n'entends plus rien de ce qui se passe autour de moi (comme lorsque je lis), mais en dehors des moments où j'écris j'ai besoin de musique. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai intégré à mon roman des titres que j'ai écoutés dans ma phase d'écriture. Onze titres sont ainsi venus se greffer au récit. Je les ai recensés à la fin dans une playlist et j'ai aussi créé ma chaîne Youtube exprès pour en donner l'accès à ceux que cela intéresserait.

Alors pour les curieux, lecteurs de Kissmee ou pas : 


Je ferai de toute évidence pareil avec mon prochain bouquin.

 

 

8/ Pour finir, un dernier mot ?

Je ne sais pas si Kissmee va avoir du succès, s'il va plaire un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou s'il va ne serait-ce qu'être lu par plus d'une personne, mais je préfère vivre avec un échec qu'avec des regrets. Quel que soit le résultat de cette expérience incroyable, je pourrai me dire « je l'ai fait ». Il n'y a en effet rien de pire que de regarder en arrière un jour et se demander : «  mais si j'avais osé que ce serait-il passé ? ».






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L'interview touche à sa fin, merci Aline pour votre participation et à très vite.

Vous pouvez retrouver l'auteure sur Twitter et la contacté par mail (aline.inacio.writer@gmail.com). Son roman est disponible sur Chapitre(.)com, Fnac et Amazon.


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