lundi 25 septembre 2017

[Films] Prince of Persia

Prince of Persia: les sables du temps







Sortie: 2010
Réalisateur: Mike Newell
Genre: film dramatique romantique sino-américain



Résumé:


Un prince rebelle est contraint d'unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.



Chronique d'Aurélie


Je n'ai personnellement jamais joué aux jeux vidéos, mais j'ai pu participer, parfois, à la découverte de ce merveilleux univers qui nous voit incarner le prince Dastan dans des quêtes épiques, avec l'aide d'un poignard magique qui permet de remonter le temps.

On s'imagine souvent qu'une mise en scène cinématographique d'un jeu vidéo va être un véritable échec, et j'ai moi-même hésité à regarder ce film, persuadée d'être en plein de le cliché hollywoodien. Je n'ai pas regretté d'avoir tenté l'aventure, et je dois dire que ce film, revu avant-hier avec mes loulous, fait partie de mes films favoris.

L'histoire est bien conduite. Complexe, avec une bonne intrigue, un rythme soutenu. L'histoire d'amour est loin des clichés, elle est douce, drôle, tragique, touchante. Une de ces belles histoires lumineuses, un brin romantique, qu'on aime à découvrir et à vivre intensément l'espace de quelques heures plongés dans un univers bien vivant. Sur tous les points, le scénario est irréprochable, et original.

L'univers est fabuleux. Une pointe de magie mais pas trop non plus, des décors à couper le souffle (alors là, clairement, ça m'a donné envie de retourner au Maroc pour voir les lieux de tournage!!), des villes, des costumes, splendides. On en prend plein les yeux, mais pas "trop", juste assez pour se plonger tout à fait dans le monde de la Perse mythique et mystique. Un univers exotique, un peu mystérieux, dans lequel les clichés sont non pas supprimés mais poétiquement mis en place dans l'histoire; Poétiquement... ou de manière assez comique, d'ailleurs, parce que l'humour est loin d'être absent de ce film.

Les personnages sont attachants et bien travaillés. Dastan et Tamina détonnent, dans ce paysage de caractères fouillés et diversifiés, deux têtes de mule détestables... qu'on apprécie vraiment. Ils se disputent, se confrontent, se fuient, se cherchent... s'entraident. Car une belle leçon rencontrée dans ce film, c'est la valeur de l'amitié et de l'entraide. Et Dastan et Tamina trouveront sur leur chemin des personnages inattendus, qui leur tendront la main... à leur manière.

Quant aux méchants, eh bien, ils sont méchants! lol Non, je rigole, en fait c'est plus complexe que cela. Le pauvre Dastan se retrouvant pris au milieu d'un complot se verra confronté à ses plus proches, qui l'espace d'un instant endossent le rôle des "méchants"... Dastan ne renonce pas pour autant à leur faire valoir la vérité, dont il ignore lui-même bien des choses, qu'il découvrira petit à petit... Qui sera de son côté? Qui le croira? C'est une course contre la montre qui se joue ici, et quand la secte des Hasshashins se met à revivre, on est pas sortis des sables, c'est moi qui vous le dis...

Le thème de la dague des sables du temps est intéressant et captivant. Conjoint avec des musiques magnifiques qui plongent dans l'ambiance de ces remontées dans le temps mystiques, on a vraiment l'impression de vivre intensément chacun de ces moments, particulièrement.

Je finirai avec la phrase qui m'a le plus marquée du film. Phrase qui revient à plusieurs reprises, de toutes les manières possibles et envisageables. Menaçante, drôle, touchante, émouvante... 

" Did I ever tell you about the Nbakas?" ("Je vous ai déjà parlé des M'bakas?")

[Films] Arrietty

Arrietty, le petit monde des chapardeurs








Sortie en France: 2011
Réalisateur: Hiromasa Yonebayashi
Studio Ghibli
Genre: film d'animation japonais, drame, fantasy, jeunesse



Résumé:


L’histoire se déroule au Japon, en 2010. Les Chapardeurs sont des petits hommes hauts d’une quinzaine de centimètres qui vivent sous les planchers en tâchant de ne jamais être vus par les humains. Comme leur nom l’indique, ils vivent de chapardages, mais n'empruntent que le strict nécessaire. Le film relate les aventures de la jeune Chapardeuse Arrietty, 14 ans, et de sa famille logeant dans une maison de poupée, dans un univers plein de dangers. L’arrivée d’un jeune garçon dans cette maison de campagne va complètement transformer l’existence de notre héroïne. Le film s’axe en effet, et c’est assez récurrent dans les œuvres du studio Ghibli, sur la rencontre d’un jeune garçon et d’une jeune fille, ici Arrietty la chapardeuse, et Shô, jeune enfant souffrant venu se reposer une semaine dans cette vieille maison familiale. Leur rencontre est la clé de l’histoire.



Chronique d'Aurélie


Voici un film d'une douceur et d'une poésie touchantes, un vrai délice pour s'apaiser et s'ouvrir à l'émerveillement. Ici, on voit ce qui d'habitude échapper à notre regard. Avec le personnage d'Arrietty, petite chapardeuse, nous renouons avec la nature d'une manière bien merveilleuse. On découvre les insectes avec un oeil nouveau, chaque brin d'herbe, chaque goutte d'eau dessinée à travers le regard d'une fille pas plus grande qu'un doigt. Les bruits sont étranges, à la fois amplifiés et un peu magiques, résonances de sons que l'on ne peut qu'appréhender. 

C'est dans ce décor féerique et pourtant à notre portée qu'Arrietty et sa famille évoluent. Les chapardeurs ont peur des hommes, et pourtant, ils dépendent d'eux pour leur survie. Il chapardent un sucre, un mouchoir, une épingle, un peu d'électricité et de gaz, et se révèlent inventifs à créer des objets fabuleux avec des petites choses qui nous sembleraient presque inutiles. 


C'est cet univers fabuleux que Sho, petit garçon malade et esseulé, va découvrir en apercevant Arrietty. C'est une belle histoire de confiance et d'amitié, remplie de péripéties et d'inquiétudes, mais aussi d'éclats de rire et de joie. Joie qui reste pourtant une émotion en suspens, dans une histoire qui se veut avant tout touchante et un peu triste. Triste, mais remplie d'espoir. Car quand un petit garçon qui n'a jamais vraiment vécu se demande si sa vie vaut la peine, une simple étincelle peut faire naitre un nouvel espoir. Celui d'un futur radieux. Celui qui donnera aux héros de cette fabuleuse oeuvre d'art le courage d'aller de l'avant.


Un studio Ghibli vraiment à la hauteur.


A voir, et à savourer. A tout prix. <3

[Films] Baisers Cachés

Baisers Cachés




Téléfilm français
Sortie: 
-au festival des créations télévisuelles de Luchon le 4 Février 2016
-à la télévision le 17 Mai 2017
en DVD le 3 Octobre 2017
Réalisateur: Didier Bivel
Avec Patrick Timsit, Bérenger Anceaux, Jules Houplain, Bruno Putzulu et Barabara Schulz
Genre: téléfilm dramatique traitant de l'homophobie; LGBT



Résumé:


Nouveau venu au lycée, Nathan, 16 ans, vit seul avec son père policier, Stéphane. Leurs rapports sont complices. Nathan est invité à une soirée où il flashe sur un garçon de sa classe. Ils se retrouvent à l’abri des regards et s’embrassent.

Mais quelqu’un les observe en cachette et publie la photo de leur baiser sur facebook : la rumeur se répand sur le net et provoque le scandale au lycée et dans les familles. Stéphane découvre l’homosexualité de son fils. Il est choqué et se détourne de Nathan. 

Au lycée, les élèves harcèlent Nathan et s’interrogent sur l’identité de l’autre garçon. Nathan, amoureux, refuse de révéler l’identité de son amoureux et fait front contre les moqueries et le violence. Pourra-t-il compter sur son père ? Et sur celui qu’il aime ?


Chronique d'Aurélie


Téléfilm français de qualité, Baisers Cachés nous parle d’un thème d’actualité de manière à la fois poignante et bouleversante. 20 ans après Pédale Douce, Patrick Timsit revient nous parler d’homosexualité à l’écran, pour notre plus grande émotion. Ce film est un film tout public, que j’ai pour ma part regardé avec mes enfants. Et qu’on se le dise, la violence des comportements homophobes les ont choqués, quand les baisers échangés, eux, leur ont semblé normaux et légitimes. Il est vrai que c’est comme ça qu’on pense chez nous, à tous âges : que ce soient un garçon et une fille, deux filles ou deux garçons, c’est la même chose. Alors forcément, eux comme moi nous sentons très concernés par le thème de l’homophobie. Une façon d’être multiple, qui reste incompréhensible à nos yeux.

Le thème est magistralement illustré dans ce téléfilm somme toute court, mais dense et intense. Il s’en passe des évènements, on en voit des réactions ! On passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et l’histoire, les réactions ne peuvent laisser indifférent.

L’homophobie se décline ici sous toutes ses formes. Du manque de réaction face à des gestes violents, de l’homme qui « a plein d’amis homos » mais refuse ce qu’il appelle du « prosélytisme » (à savoir, faire venir une asso qui intervient en milieu scolaire pour informer les jeunes sur l’homosexualité et l’homophobie), à ce père qui s’éloigne et ne comprend pas, jusqu’à cet autre père qui séquestre son fils ou ces jeunes qui insultent et tabassent gratuitement Nathan, le jeune gay sur lequel la première partie de l’histoire est centrée. Des réactions qui, toutes, vous prennent aux tripes. Parce que l’indifférence et l’incompréhension aussi font des dommages terribles, et les comportements divers, des plus rentrés aux plus violents, ont été une terrible épreuve pour mes émotions. Je n’ai cessé de passer des larmes aux sourires, beaucoup de larmes, surtout, parce que c’est tellement dur de voir à quel point ce monde est intolérant. À quel point ces personnes qui réagissent de façon homophobe ne réalisent pas que c’est eux qui ont un problème.

« C’est à nous de changer, pas à lui. » Phrase terriblement juste et touchante de la mère de Louis, le second protagoniste gay de cette histoire. Et oui, ce film est aussi un film d’espoir. Comme le montre Stéphane, le père de Nathan qui va peu à peu évoluer, se remettre en question, réaliser à quel point il se fourvoie, à quel point ses réactions sont inappropriées et font du mal à son fils. À quel point il s’est menti à lui-même. « Je croyais être ouvert d’esprit. » Une phrase terrible, révélatrice d’un monde où l’on croit être ouvert… tant que l’on n’est pas concerné. Courageux, ce père solitaire va pourtant se battre contre lui-même, contre les préjugés, contre la société, pour apprendre à accepter et comprendre la différence de son fils. C’est émouvant au possible.

En parlant de courage, c’est l’un des ressorts de ce film, je dirais. Que ce soit Stéphane qui décide de se regarder en face et d’évoluer par amour pour son fils, ou justement Nathan, qui ne se cache pas et assume qui il est. Et surtout, cette prof lesbienne qui s’est toujours cachée et qui, suite aux violences subies par Nathan, décide de parler à ses élèves, de raconter son histoire… de sortir de l’ombre et d’épouser qui elle est au grand jour, et tant pis pour les conséquences. Parce que comme elle le dit si bien, elle a souffert du rejet et de la solitude, souffert de ne pas pouvoir être qui elle est à cause du regard et de la violence des autres. Et ça, elle ne le souhaite à personne.

A contrario de Nathan, Louis est l’image-même du gay refoulé qui cherche à oublier, à changer, pour ne pas faire face à ces terribles regards qu’on porterait sur lui si l’on apprenait la vérité à son sujet. Il a une copine, il se bat contre lui-même. « J’ai essayé ! ». Comme un cri du cœur face à cette fatalité qui l’a fait naître gay alors qu’il sait que sa famille, ses proches, ne l’accepteront pas tel qu’il est. Louis, c’est l’histoire tragique d’un ado dont le père, pervers narcissique en puissance, est un monstre d’égoïsme et d’intolérance. Franchement, mes enfants ont trouvé que cet homme mériterait de mourir. Bon, c’est un peu drastique, j’avoue, mais je crois que c’est l’exemple le plus frappant et le plus destructeur des ravages de l’homophobie. Il démolit son fils, casse son estime de lui-même, va jusqu’à le priver de tout contact avec sa famille, qui se doit de faire comme s’il n’existait pas, jusqu’à ce qu’il « change ». Qu’il « revienne sur le droit chemin ». Au fond, il est persuadé de « bien faire », de protéger son fils, mais c’est le véritable masque du monstre qu’il montre dans ce film. Qui va mener son épouse à réagir, quand elle était perdue (typique épouse d’un PN qui se laisse manipuler, en plus). Encore une personne courageuse, qui va faire ses justes choix, par amour pour son fils. Pas pour qu’il rentre dans le moule, non. Parce qu’elle l’aime, quoi qu’il advienne. Et qu’elle l’accepte tel qu’il est. La réalisation est terrible, les actes de Louis la poussent à réviser ses jugements, presque trop tard…

Baisers Cachés, c’est plus qu’un film. C’est un vrai message, poignant et douloureux, qui nous fait prendre conscience que notre monde a encore bien du chemin à faire avant de devenir tolérant et bienveillant. C’est un cri de souffrance, mais aussi un cri d’espoir. C’est une véritable information, presque un documentaire sur les ravages de l’homophobie, sur l’ignorance de gens qui ne comprennent simplement pas. C’est une invitation à se renseigner, à éduquer jeunes et moins jeunes, à réfléchir, à se remettre en question. C’est une histoire d’amour touchante et juste, pas seulement entre deux jeunes hommes, mais également, un vrai message d’amour et de compassion, d’entraide et d’acceptation. Un film à voir, et à diffuser auprès de toute la jeunesse…

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1) Sur quels réseaux sociaux parlez-vous de livres?

Twitter et Facebook mais étant une grande addict de Twitter, je partage beaucoup plus sur celui-ci.



2) Quels blogs littéraires/bookstagrammeurs/booktubers recommandez-vous?

J'en ai justement fait un article sur le blog, je dois encore le mettre à jour mais c'est déjà un bon début (a)



3) Sur quels sites/plateformes partagez-vous vos avis sur les livres (blog, Goodreads, Booknode, Babelio, Livraddict...)?

Techniquement, je suis sur toutes ses plateformes mais je préfère Livraddict.. Du coup, principalement le blog et Livraddict.. de temps en temps, Babelio/Booknode et Goodreads mais c'est un peu plus rare (enfin disons que quand je m'y mets, je partage un bon paquet de chroniques d'un coup x'))



4) Quels livres voyez-vous le plus souvent sur les réseaux sociaux en ce moment?

Il y a 11 ans, deux petites filles sont parties jouer dans la forêt, seule l'une d'elles est revenue... Il y a onze ans, Jeanie et Stella sont parties jouer dans la forêt ; seule Stella est revenue... Aujourd'hui adolescente, elle aspire à passer un été doux et tranquille avec ses amis. Pourtant, la découverte d'un corps, dont la ressemblance avec Jeanie est troublante, va raviver des souvenirs enfouis depuis tant d'années. Stella va tout faire pour se remémorer et comprendre ce qui s'est passé lors de cette journée fatidique. Mais attention ! affronter les monstres du passé n'est pas sans conséquences...

L'amour est leur seul crime.Un roman d'amour qui vous hantera longtemps...

« Je refuse de laisser le monde extérieur nous condamner et détruire le plus beau jour de ma vie. Celui où j'ai embrassé le garçon qui hantait mes rêves depuis toujours. Sommes-nous condamnés à nous dissimuler derrière des portes closes et des rideaux tirés ? »

Il ne reste plus grand-chose de la famille Whiteley. Le père a refait sa vie à l'autre bout du monde, la mère essaie d'en faire autant. Elle dépense plus d'argent chaque mois en alcool et en fringues qu'en pension alimentaire pour ses cinq enfants. Dans la débâcle, les deux aînés, Maya et Lochan, seize et dix-sept ans, décident de prendre les choses en main. En effet, si les services sociaux s'en mêlent, ils seront séparés, placés dans des foyers aux quatre coins du pays. Luttant ensemble pour maintenir leur famille unie, ils partagent les mêmes joies et les mêmes peines. Mais peuvent-ils vraiment s'avouer ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre ?


Et à force de les voir, j'avoue que j'aimerais beaucoup les lire afin de m'en faire mon propre avis.



5) Citez un livre que vous avez lu grâce aux réseaux sociaux.

Chronique

Ne pas s’encombrer de principes, agir à l’instinct selon ses envies, ne pas hésiter à se servir de son physique pour arriver à ses fins : telles sont les règles de vie de Oz. Mais depuis quelques temps, aucune fille ne semble éveiller le moindre désir chez ce beau ténébreux. Contre toute attente, la seule qu’il remarque, c’est Evana, sa colocataire et meilleure amie. Celle dont il prend soin depuis qu’une expérience traumatisante a bouleversé sa vie. Celle qui est pour lui intouchable et qu’il n’avait jamais vraiment considérée comme une femme. Jusqu’à aujourd’hui. Oz en est persuadé : il l’a toujours protégée… mais aujourd’hui, la menace c’est lui.


6) Citez un livre que vous aimeriez davantage voir sur les réseaux sociaux.

Oh, il y en a plusieurs qui me viennent en tête mais à vrai dire, c'est un regroupement d'auteurs DONC de plusieurs lectures que j'aimerais vous parler ici.. Il s'agit de L'Attelage (mon article) et j'aimerais davantage voir ces livres sur les réseaux car ils sont géniaux et le principe de base est excellent !



7) Quel est le dernier livre dont vous avez parlé sur les réseaux sociaux?

Chronique

Les monstres, ça n existe pas que dans la tête des enfants...

Passionné de lecture, Elliott a toujours eu une préférence pour les histoires de Croquemitaines, ces créatures monstrueuses qui, la nuit, se cachent dans l ombre ou sous le lit pour effrayer les petits enfants. Il n imagine pas à quel point elles vont changer sa vie... Témoin du meurtre sanglant de ses parents, il va découvrir qu en réalité, les Croquemitaines existent bel et bien et que des codes très précis régissent leur existence. Lorsque l un des plus puissants d entre eux, le « Père-la-mort », se met en tête de le protéger, Elliott se retrouve plongé dans un terrible conflit au c ur d un univers aussi terrifiant que fascinant dont il devient l enjeu principal. Par une sombre nuit orageuse, le destin d Elliott va s accomplir...



8) Qui, sur les réseaux sociaux, influence le plus vos choix de lectures?

Principalement Aurélie et Jonathan, mais bon, je suis facilement influençable donc bon.. (a)


[Interviews] Eve Terrellon

Installée depuis de nombreuses années dans le Berry, Eve Terrellon a d'abord exercé dans le cadre de l'insertion professionnelle avant de créer sa petite entreprise de gardiennage d'animaux. Elle se consacre aujourd'hui pleinement à l'écriture.En 2013, la Colline de l’oubli, romance traitant de la transsexualité dans un contexte de western historique, et La Petite Fée de Noël, romance plus légère mâtinée de paranormal et de fantasy voient le jour. 




Eve Terrellon a eu l'amabilité de bien vouloir répondre à quelques questions qui j'espère vous aideront à découvrir son univers.
Depuis combien de temps écris-tu ?

Longtemps. Trop longtemps peut-être si l’on considère tout ce que j’aurais pu faire si je n’avais pas écouté la muse posée sur mon épaule. Ceci dit, je n’ai aucun regret d’avoir cédé à son chant. Si l’on considère que toute feuille griffonnée pour raconter une histoire compte pour un essai littéraire, alors je le fais depuis l’enfance. Avec un pic de production à l’adolescence. Ensuite, j’ai dû réfréner mon goût d’écrire au gré des obligations de ma vie professionnelle et familiale. Ce n’est que depuis que je ne travaille plus que j’ai retrouvé le rythme de ma jeunesse.
Écrire est pour moi avant tout une passion et le moyen d’évacuer le trop-plein de mon monde imaginaire. Mais pour moi, tout n’est pas publiable, loin de là, et il arrive que ne je montre à personne ce qui m’a demandé des mois de labeur. Mais même si je demeure ma seule lectrice, l’enchantement agit toujours, et c’est là l’essentiel.


Est-ce ton premier livre, combien en as-tu écrit ?

Non, « Les Amants de la mer de Chine » n’est pas mon premier roman. Si je mets de côté tous ceux que j’ai préféré ne jamais montrer, il y en a eu neuf, plus six nouvelles, qui ont tous été publiés. En sachant qu’à ce jour, j’ai négocié avec un de mes éditeurs pour en retirer trois de la diffusion, et qu’une de mes nouvelles n’est également plus disponible pour cause de disparition de l’éditeur cette fois-ci, il reste donc six romans et cinq nouvelles à la disposition du public, que rejoindra bientôt un nouveau roman historique qui doit sortir en juin.


Quels sont tes auteurs et tes genres littéraires préférés ?

Je suis très éclectique dans mes lectures, et en plus, mes goûts varient avec les années. Néanmoins, si je devais résumer mes grandes tendances, je mettrais en avant la science-fiction et le fantastique, avec parfois une petite pointe d’horreur. L’historique arrive en troisième position, suivi de près par les thrillers plutôt noirs. Pour l’historique, ce repli vient principalement du fait que ce genre est boudé depuis quelques années par les auteurs, et qu’il devient difficile de trouver un bon roman dans cette veine, autre que certaines romances bien travaillées.
Quant aux auteurs, je demeure très classique : Stephen King, Jeanne Bourin, Franck Herbert, Anne Rice, pour ne citer que les plus célèbres.


As-tu d’autres projets dans l’immédiat?

Plein, que je ne pourrai certainement pas tous réaliser. Ma vie est compliquée, et je manque cruellement de temps. Néanmoins, je continue de m’accorder le plaisir d’écrire lorsque je le peux. Actuellement je travaille sur un nouveau roman gay contemporain. Une histoire de passion contrariée, qui n’entre pas pour autant dans le cadre pur de la romance. Si je l’écris, c’est davantage pour le fun. J’avais besoin de faire un break avec l’historique. Celui d’évacuer une histoire qui obnubilait mon esprit aussi. Un peu comme un accouchement. Mais un accouchement dans la bonne humeur. Avec l’écriture de cette histoire, je m’accorde vraiment une pause récréative, même si son sujet est grave. Quant à savoir si je la soumettrai à un éditeur, tout dépendra de son résultat final. Et j’ai tendance à être la pire de mes critiques.
Plus sérieusement (car ce titre est déjà attendu par un de mes éditeurs), je vais m’attaquer au début de l’été au dernier tome de ma saga médiévale sur « Les Dames de Riprole ». Ce dernier opus sera un peu particulier par rapport aux quatre premiers, dans le sens où il mettra en scène une romance entre deux hommes, alors que jusque-là la série était principalement axée sur des couples hétéros. C’est un choix un peu risqué, mais mon éditrice pour soutien dans ma démarche.
J’ai également en projet la réécriture de mon premier roman « La Colline de l’oubli » (un de ceux dont j’ai demandé le retrait). C’est une histoire à laquelle je tiens particulièrement, et j’espère parvenir à la remanier en 2018. Pour le reste, un de mes éditeurs m’a passé une commande, en me demandant d’écrire une nouvelle romance historique, fortement mêlée de fantastique cette fois-ci. Cela fait déjà quelques bons chantiers en prévision et je préfère ne pas me projeter au-delà.


Penses-tu/Veux-tu te faire éditer un jour ou tiens-tu à t’autoéditer pour garder plus de libertés sur tes écrits ?

En fait, la question devrait être tournée à l’envers, car pour le moment tout ce que j’ai publié l’a été par l’intermédiaire d’un éditeur traditionnel. Ne travaillant plus, m’autoéditer m’obligerait à me déclarer en autoentreprise, et je préfère éviter ce système. Donc, pas d’auto-édition pour moi à court terme. Après, nul ne sait ce que l’avenir nous réserve, mais avec cinq éditeurs différents, j’ai la possibilité de soumettre pas mal de choses dans des genres très différents. L’auto-édition procure certes une plus grande liberté, mais elle demande la mise en place de tout un tas de savoir-faire que je n’ai pas forcément.


Où puises-tu toutes ces idées ? D’où vient l’inspiration ?

J’aimerais répondre : de mes lectures, ou de l’observation autour de moi, mais honnêtement, je n’en sais rien. Un matin je me réveille et l’idée est là. En germe ou déjà bien développée. En fait, je dirais que j’ai tendance à rêver des bouts de mes histoires. Et comme je me souviens souvent de mes rêves, il m’est facile d’extrapoler à partir de mon monde onirique pour créer un univers, des personnages et une histoire. Ou plutôt pour les mettre en place, dans le sens où ils sont déjà bien ancrés dans ma tête. D’où me viennent ces rêves, cela demeure un mystère, mais le réservoir ne se tarit jamais. Si une idée me semble intéressante au réveil, par contre il faut que je la note. Sinon, tout s’effiloche rapidement.


Quand tu commences à écrire une histoire, la connais-tu en entier ou bien improvises-tu au fur et à mesure ?

Je connais toujours les grandes lignes et surtout la fin d’une histoire. À partir de là, je dresse un plan succinct, qui m’aide à ne pas me perdre en chemin. Ensuite, je brode en fonction de la direction que je suis. Il arrive ainsi que des personnages auxquels je n’avais pas songé appariassent, que certains s’étoffent davantage que prévu, ou bien occupent moins de place que je le pensais au départ. Les évènements qui tissent l’histoire peuvent également différer de ceux auxquels j’avais pensé au début. Le but, c’est d’arriver à une fin le plus cohérente possible avec l’ensemble.
Donc, d’un côté je maîtrise le cheminement de mon récit, et de l’autre j’accepte de me laisser surprendre par mes personnages lors de certains passages, à partir du moment où ces surprises me semblent donner quelque chose de meilleur que ce que j’avais prévu au départ.


Combien de temps mets-tu pour écrire un livre ? Ecris-tu plusieurs heures par jour ?

Tout dépend de sa longueur. Pour écrire un petit roman de 200 à 250 pages, il me faut quatre mois en moyenne. En partant du principe que je m’y tienne. Pour « Les amants de la mer de Chine » il m’a fallu presque deux ans. J’admets que ce livre fait plus de 550 pages, mais c’est surtout parce que je ne l’ai pas écrit d’une traite qu’il m’a fallu si longtemps. Je doutais beaucoup de sa pertinence en l’écrivant, et j’ai parfois fait des pauses de plus de trois mois entre deux chapitres. Ce qui me permettait d’écrire ma série sur « Les Dames de Riprole » dans l’intermède. Série pour laquelle je suis tenue par contrat à une remise de roman tous les six mois. Mon temps de réalisation est donc variable, en fonction de l’état d’urgence ou non du roman en question.
Et sinon, oui, j’essaye (ou plutôt j’essayais) d’écrire plusieurs heures pas jours. Entre trois et quatre en moyenne, ce temps incluant celui des corrections, que je travaille généralement au fur et à mesure de l’avancée d’un récit.


Comment procèdes-tu pour écrire un livre ?

Je pense que j’ai un peu répondu précédemment. Déjà, il y a l’idée centrale, les personnages. Ensuite, j’établis un plan, parfois très sommaire. Je travaille en chapitres et j’essaye d’équilibrer leur longueur. Pour moi, la moyenne idéale se situe autour de 4000 mots. Mais il m’arrive parfois de frôler les 7000. Au-delà, je coupe le chapitre en deux. Écrire des parties de moins de 2500 mots me gêne énormément par contre. J’ai l’impression de n’avoir rien dit et dans ce cas je revois le découpage de mon histoire. Autre chose importante, je donne toujours des titres à mes chapitres, et ceux-ci sont en général trouvés avant que je n’écrive le chapitre lui-même. Ils font souvent partie du plan de départ.
En général, je commence systématiquement ma journée d’écriture en relisant ce que j’ai écrit la veille et en me corrigeant. Ensuite, c’est fonction de mon inspiration. Je peux rester plus d’une heure derrière mon ordi, comme l’abandonner au bout de vingt minutes. En principe, j’écris tôt le matin, un peu en début d’après-midi, et le soir. Je travaille sans bêta, et si je soumets un écrit à la relecture avant soumission à un éditeur, c’est généralement lorsque le livre est totalement écrit et corrigé. Je prends naturellement en compte les avis de mon ou mes relecteurs pour améliorer ce qui peut l’être encore. Si j’ai un doute ou une question particulière, il m’arrive aussi d’adresser un chapitre unique en cours d’écriture, mais c’est plus rare.


Où écris-tu ? As-tu besoin d’une certaine ambiance, de conditions de travail particulières?

Pour mon malheur, je fais partie de ces auteurs qui n’arrivent absolument pas à travailler dans le bruit du quotidien ou si d’autres personnes leur tournent autour. Il me faut soit du silence, soit une douce musique de fond, et surtout de la solitude. Or, je traverse une période de ma vie où celle-ci me fait cruellement défaut, ce qui explique une baisse drastique dans ma production actuelle.


Quelle est la phase la plus difficile, dans l’écriture d’un roman ?

Pour moi, indéniablement la dernière relecture, car c’est celle qui va me permettre de déterminer ce que je fais de mon manuscrit. Et je suis généralement seule pour prendre cette décision. Cette relecture intervient une fois que j’ai achevé les corrections qui me paraissaient indispensables. C’est là, et seulement là que je m’imprègne véritablement de l’effet produit par l’ensemble du récit. Et c’est là aussi que je me dis : « tu as écrit quelque chose de pas trop mal, il va falloir maintenant songer à trouver un éditeur », ou bien : « c’est totalement merdique, à jeter ! ».
Après je reconnais que tout dépend de mon humeur du moment, et que c’est un système de sélection très aléatoire. Je valide parfois des histoires pour me poser plein de questions sur leur qualité après coup (ce qui a été le cas pour « Les Amants de la mer de Chine » avant qu’il ne soit très rapidement accueilli avec enthousiasme chez Mix Editions), et je me doute que certains des récits que j’écarte seraient peut-être approuvés par un éditeur. Mais bon, fonctionnant seule, il faut bien que je trouve un étalonnage pour juger de mes textes.


A qui confies-tu ton manuscrit en premier ?

Soit directement à un éditeur (personne à part moi ne l’a alors encore lu), soit à un ou deux primolecteurs (lorsque j’ai la chance d’en trouver de disponibles), pour qu’ils m’aident notamment à prendre la décision finale évoquée dans la question ci-dessus. Et jusqu’à présent, je dois dire qu’ils m’ont toujours poussée vers l’édition, même si je doutais des textes en question. Sachant qu’il est difficile de juger de ses propres écrits, je leur fais généralement confiance, et pour le moment, ils ont eu raison, puisque toutes les soumissions passées entre leurs mains se sont vues proposer une publication (alors que je doutais fortement de la pertinence de certains textes).


Un conseil pour quelqu’un qui décide de se lancer dans l’écriture ou l’auto-édition ?

Ne jamais se laisser décourager par la difficulté de percer dans ce métier. Il y a certes beaucoup d’appelés et peu d’élus, mais si c’est véritablement la passion d’écrire qui pousse la personne, et non pas seulement l’idée d’une compensation financière ou d’une renommée importante, il arrivera toujours à rencontrer des lecteurs qui apprécieront sincèrement ce qu’il fait. Et cela, ça n’a pas de prix.


Pourquoi le choix du thème de la Chine et de cette époque-là ?

Parce qu’entre moi et l’Asie c’est une histoire d’amour très intime. Et parce que l’époque me semblait coller à la perfection pour un historique mettant en scène un Européen et un Chinois. Avant, cela m’aurait obligé à tout un tas de circonvolutions pour rester crédible quant à la présence d’un Occidental sur le sol chinois et l’explication de son statut. Sans compter que comme dans tous les pays du monde, la perception de l’homosexualité différait d’une période à l’autre. Idem pour l’intervention de certains de mes personnages secondaires, et notamment de Meg.
J’ai aussi été guidé par une question pratique. Trouver de la documentation sur le XIXe siècle et notamment sur la période des guerres de l’Opium était beaucoup plus facile que de plonger trois siècles auparavant. Je rappelle que je ne suis pas sinologue, et que je ne lis malheureusement qu’en français, ce qui réduit d’autant l’étendue de mes recherches. Historiquement, et du fait de leur participation au conflit, ce moment a été relaté aussi bien par les pays occidentaux que la Chine, ce qui multipliait mes possibilités de trouver les informations qui m’intéressaient.


Qu’est-ce qui t’a inspiré l’incroyable personnage de Jonathan, sa double « nature » d’Occidental et de chinois, sa personnalité absolument fascinante ?

Heu… c’est une question piège ça. En fait je ne sais pas vraiment. L’histoire m’est venue un jour, et peu à peu, alors que je remplissais les blancs laissés par le maillage de mon plan général, les contours de la personnalité de Jonathan sont apparus. Mis à part le fait que j’aime les êtres complexes, un peu secrets, je dirais qu’il s’est imposé de lui-même.


D’où vient le mythe de Qinqiè Aiqin ? Est-il réel ou bien l’as-tu créé ?

Entièrement imaginé. Il me fallait trouver une légende et celle-ci s’est imposée d’elle-même. Au départ, le fait d’y mêler un dragon n’entrait même pas dans des considérations culturelles. Les dragons sont récurrents dans beaucoup de mes livres, même si ce n’est que pour être rapidement mentionnés. La légende me donnait la possibilité de lui accorder une place plus importante, et je l’ai utilisé.
 
 
Interview réalisée par #Aurélie.

dimanche 24 septembre 2017

[Chronique] Graineliers - Rihito Takarai

Graineliers - Rihito Takarai







Titre: Graineliers
Auteure: Rihito Takarai
PAS ENCORE ÉDITÉ EN FRANCE
Genre: manga - shonen
Âge: tout public
2 tomes sortis au Japon, série en cours




Résumé:


Dans un monde inconnu, certains individus appelés des « graineliers » produisent des graines qui ont la capacité de donner de nombreux pouvoirs. Lucas est un jeune adolescent qui vit avec son père, et qui garde en lui un profond traumatisme. Le jeune homme va se retrouver en possession de l’une de ces graines et se réveiller plus tard avec de mystérieux pouvoirs. Il va alors tenter de découvrir qui est à l’origine de tout cela.




Chronique d'Aurélie


Encore un manga de Rihito Takarai qui, ma foi, rentre dans les tops mangakas pour moi ! Décidément, son style, la poésie qu’elle met dans ses histoires, et ses coups de crayon qui font naitre de véritables prouesses artistiques ne me laissent pas indifférente !!

Ici, on est loin de l’histoire de 10 Count. Plongés dans un univers de fantasy bien à part, nous partons à la découverte des graineliers, étranges personnages plutôt craints, qui semblent diriger le pays. Ces graineliers cultivent des graines extraordinaires, qu’il est interdit de cultiver autrement qu’en étant grainelier. S’il existe une école pour devenir grainelier, le monde profane, lui, reste totalement dans l’obscurité sur les faits et gestes, et buts, des graineliers. Protègent-ils le pays du reste du monde ? Ou bien au contraire sont-ils de terribles dictateurs séquestrant la population ?

Nous suivons les pas de Lucas, un jeune homme aux incroyables capacités, dont le père s’enferme souvent dans une pièce de la maison où il fait pousser illégalement des graines rares et interdites. Lucas souhaite entrer à l’école des graineliers avec son ami Abel, mais son destin bascule le jour où les graineliers débarquent chez lui et arrêtent son père. Celui-ci, avant d’être pris, ordonne à Lucas de s’enfuir et d’avaler une graine qu’il lui confie… Or, dans ce monde étrange où les graines ont tant de valeur, il se trouve que certaines, si elles sont ingérées par un humain, peuvent fusionner avec lui et en faire un homme-plante aux capacités inégalables. Le destin de Lucas et de son ami Abel, chez qui il trouvera refuge, vient tout juste de basculer…

On ne sait pas grand-chose sur l’univers, tout se découvre petit à petit, parfois avec un peu de lenteur qui rend par moments le déroulement de l’histoire difficile à appréhender. Dans l’ensemble, cependant, c’est très fluide, et le mystère qui plane autour de cet univers, autour des graineliers qui, après tout, sont perçus par Lucas et Abel comme de terribles dangers, est intéressant et assez captivant. A chaque chapitre on en apprend davantage, et l’on va de surprise en surprise au fur et à mesure qu’on découvre la vérité, sur ces graineliers, sur le passé de Lucas, et, par le biais d’Abel, sur l’étrange « underground » qui se bat contre le pouvoir en place. Deux points de vue complètement différents, celui de Lucas, qui se rapproche des graineliers de manière inattendue, et celui d’Abel, qui s’en éloigne drastiquement. Deux personnages avec de belles personnalités, que l’on prend plaisir à suivre : Lucas est un jeune homme doux et tempéré, peu bavard, flegmatique, même s’il a de nombreuses angoisses dues à ses pouvoirs qu’il apprend peu à peu à maitriser, mais dont il ignore tout à fait les étendues, d’autant qu’il ne sait absolument pas quelle graine il a ingérée. Abel, lui, est dynamique et énergique, et surtout, prêt à tout pour protéger son ami. Même si pour cela, il doit s’allier avec des inconnus dangereux qui lui proposent un marché très risqué…

L’amitié de Lucas et d’Abel est belle à voir. Il flotte comme une petite ambiance de yaoi sur ce manga, peut-être en partie liée au fait qu’à part l’étrange petite fille rencontrée dans une ville et qui souhaite offrir une fleur spéciale à son grand-père, on n’y voit que des hommes, dont certains que j’ai d’abord pris pour des femmes (je pense à Alan, par exemple ;-) ). Aussi parce que les rapports entre les personnages sont assez proximaux, les échanges de regards, intenses. Mais ce manga est catégorisé shonen, et c’est très bien ainsi ! Pas de romance, donc, pour l’instant, mais un scénario complexe qui se déroule lentement, dans une ambiance poétique que j’ai trouvée très touchante.

Les dessins sont magiques, vraiment magnifiques, comme toujours chez cette talentueuse mangaka qui nous offre ici un univers fantasy très lyrique et tout en douceur. Beaucoup d’élégance dans son trait de crayon et de délicatesse dans les dessins de ses personnages, qui sont magnifiques. Les fusions avec les plantes sont impressionnantes, un peu angoissantes. Ce n’est pas un univers joyeux, mais au contraire plutôt sombre, en demi-teinte. L’histoire, si elle est lente à évoluer, m’a vraiment captivée, et j’ai hâte d’en lire davantage !

Actuellement non sorti en français ni en anglais, vous pouvez pour l’instant le trouver en ligne traduit par des fans, jusqu’à ce qu’il paraisse enfin et que vous puissiez vous le procurer ! J



Points positifs : un univers complexe et très poétique, un concept de fusion humaine et végétale vraiment bien trouvé ! Des dessins magnifiques. Une histoire très douce et plaisante à découvrir.
Points négatifs : l’univers se dévoilant petit à petit, il faut parfois s’accrocher pour comprendre ce qui se passe…

Note: 4/5 ★★★★☆

[Chronique by Kaze] World War Demons, Tomes 1/2 - Uru Okabe





Saga :  World War Demons
Tomes : 1 et 2
Mangaka : Uru Okabe
Traduction : Chiharu Chujo
Editions : Akata
Sortie et prix du premier tome : 14 Septembre 2017
Sortie et prix du deuxième tome : 14 Septembre 2017






Résumé (premier tome) : Une collégienne orpheline, battue par son cousin et violée par son oncle... Un jeune raté qui enchaîne les boulots précaires... Une lycéenne nymphomane... Un militaire qui se drogue pour oublier les horreurs de la guerre en Irak... Un éditeur de mangas prétentieux... Bienvenue dans l'univers psychédélique et malsain de World War Demons et ses antihéros cristallisant le malêtre contemporain. Avec un génie narratif bluffant, Uru Okabe ira jusqu'à remuer tous les codes des mangas d'action... Bientôt culte !

Azuma, jeune collégienne, vit chez la famille de son oncle depuis la disparition de ses parents. Battue par son cousin, violée par son oncle, mal nourrie, elle développe très vite une curieuse maladie psychologique : le syndrome d'Alice de l'autre côté du miroir. Mais tandis qu'une vague de catastrophes commence à s'abattre sur Terre, son syndrome pourrait bien s'avérer être une arme redoutable ! Car, une nuit, transportée dans un univers parallèle, elle devra détruire, aux côtés de six autres individus aux passés traumatiques et atteints du même trouble, six "démons de l'univers" qui semblent à l'origine des catastrophes. La force de son désespoir lui permettra-t-elle de sauver le monde entier ?




Avis : Quand j'ai vu les couvertures de ces deux tomes au Furet du Nord, j'en suis tout de suite tombée amoureuse. Je les trouve classes et funs en même temps et, personnellement, elles m'ont de suite donnés envie de plonger dans l'univers.

Dès les premières pages, j'ai trouvé les dessins tout aussi beaux que les couvertures. J'ai trouvé le rendu au fil des pages très agréable à l'œil.

L'histoire est prenante et addictive. Je lis toujours rapidement les mangas mais c'était encore plus le cas avec ces deux tomes. J'étais avec ma sœur qui lisait elle aussi (Pochi & Kuro, Tome 2) et je la saoulais toutes les trente secondes pour lui parler de mon manga.. ^^'

Tous les protagonistes sont attachants mais je me suis plus attachée à Azuma, cette jeune collégienne, qui vit chez son oncle et qui supporte l'horreur depuis la disparition de ses parents. Au début, j'étais très triste pour elle car comme l'indique le résumé, elle n'a pas une situation très agréable, pourtant ça va lui donner une force toute nouvelle qui va l'aider dans sa mission.

C'est un univers très sombre que, personnellement, j'ai adoré et que je recommande mais pas aux jeunes lecteurs.







Note : ❤❤❤❤❤